Ce blog est tenu par une fille un peu folle qui aime raconter sa vie. Mais il a aussi pour vocation de vous donner des informations sur la filière ES au lycée. Bonne visite !
Parfois, j'aimerais bien ne pas avoir à donner de titre aux articles de ce blog. Parce que je parle de tellement de choses à la fois, je suis à la fois heureuse et en colère, que je ne trouve jamais de titre qui convient. C'est pour ça que je me retrouve à dire "Déception" alors qu'en fait, la déception n'est pas l'unique sentiment que je ressens au moment où j'écris ces lignes. Bref, voilà pour l'introduction.
Autant commencer par parler du sujet qui fâche. Le français. Cette année, c'est une grosse déception. Pourtant, j'ai toujours adoré cette matière au collège. L'année dernière, au début j'étais un peu sceptique, j'avais l'impression que la prof nous prenait encore un peu trop pour des collégiens. Et puis finalement, mon avis a changé, et quand j'y repense je me disais qu'elle était super. Même si on n'avançait pas très vite, j'ai le sentiment d'avoir bien progressé grâce à elle.
Cette année, c'est tout le contraire. Jamais je n'aurais pu m'imaginer aller un jour en cours de français à reculons. Et pourtant, je me retrouve confrontée à ce problème : je n'aime pas mon professeur, je n'aime pas sa façon d'enseigner, je n'aime pas sa façon de ne pas nous préparer au bac. On passe notre cours à écrire ses commentaires. D'accord, ça c'est normal puisque sans ça, l'oral du bac risque de se compliquer. Mais parallèlement, on ne fait pas de "vrais cours". Par exemple, si je prends le théâtre. On écrit un commentaire sur une pièce, mais on ne fait pas de cours sur la représentation, sur tout ce qui touche à la question "le spectacle doit-il être joué ou lu ?". On en a parlé un peu, je ne vais pas le nier, mais très rapidement. Je ne suis pas sure que ce soit normal. Le professeur n'arrive pas à me captiver.
Je crois que nous sommes très mal préparés au bac de français. On a fait une dissertation dans l'année sans en avoir jamais vu, sans s'être entrainé avant le DS, sans avoir fini la méthodologie. Dernièrement, nous avons fait une partie de commentaire composé (intro + une grande partie + conclusion). La seule de l'année. Un 10/20 à la clé, sans avoir moyen de comprendre comment progresser. C'est là tout le problème : en commentaire de texte, je ne sais pas du tout comment m'améliorer. L'appréciation disait quelque chose comme "il se moque dès le début [...] attention vous avez fait un contresens sur les personnages. Cependant le ton de la pièce est compris même s'il manque des indications stylistiques". D'accord, je veux bien admettre qu'avoir fait un contresens - c'est-à-dire au final n'avoir pas très bien tous les sous-entendus des personnages, ou leur caractère - ne va pas ramener une bonne note. Mais pour le reste, ai-je des indications sur comment m'y prendre pour faire un meilleur commentaire ?
Voilà, c'était le gros coup de gueule du moment. Ca m'attriste que ma dernière année de français se passe comme ça. En plus, si mes notes ne remontent pas cette année, ça pourrait compromettre mon entrée en hypokhâgne.
Voilà pour cette longue plainte. J'en profite pour faire un appel à l'aide à mes chers lecteurs hypokhâgneux ou camarades lycéens : comment me conseillez-vous de m'entrainer au commentaire de texte, pour l'analyse ? J'ai toujours du mal à voir ce que je suis censée voir.
A part ça, la rentrée s'est bien passé. Pas de mauvaises surprises, il n'y a pas eu, comme je le redoutais, d'évaluation surprise en mathématiques. Au lieu de ça, nous avons changé de chaptires. J'ai enfin pu laisser tomber les dérivés pour commencer les statistiques. Voilà qui est beaucoup plus agréable ! Les dérivés, c'était amusant, mais globalement je n'aime pas travailler sur les fonctions. Enfin, j'aime moins. Parce que les mathématiques, je ne pourrai jamais dire que je n'aime pas. C'est tellement agréable, pas de rédaction mais que de la logique, des calculs ! Ce n'est pas toujours évident, mais finalement c'est complètement différent des matières littéraires et ça fait du bien de changer un peu (d'ailleurs, c'est pour ça que je continue de penser que l'hypokhâgne b/l est mon idéal !).
Par contre le côté moins agréable de la rentrée, c'est de me rendre compte à quel point j'ai beaucoup moins bossé que les deux amies qui sont avec moi en TPE. Ma partie ne fait que 4 pages pour le moment, et j'ai beaucoup de mal à trouver les informations qu'il me faut. Nous devons rendre le dossier le 17 janvier je crois, mais dans mon groupe on a prévu de terminer la rédaction la semaine prochaine pour mettre en commun et rédiger l'introduction et la conclusion. Bref, je ne sais pas comment je vais m'en sortir avec ça. Mais on y croit !
Pour finir sur cet article qui, d'après ce que vous devez penser, n'en finit plus (j'avais trop envie d'écrire aujourd'hui !), je parlerai du forum des formations. Cet après-midi, nous sommes restés deux heures au lycée où des professeurs / élèves sont venus pour présenter leurs écoles respectives. J'ai commencé par l'hypokhâgne b/l (ça vous étonne ?). La présentation était intéressante même si j'étais déjà au courant de tout ce qu'il disait (ça fait un an que je lis beaucoup de choses relatives à cette filière sur internet). Ce qui m'a étonné, c'est le nombre d'élèves qui s'y intéressaient aussi, et qui ont rempli une "feuille de contact" à la fin (je n'ai pas compris à quoi elle servait, mais je l'ai remplie quand même, peut-être aurons-nous des informations par mail ?). Tant d'élèves que ça seraient intéressés par la prépa ?
Ensuite, j'ai fait un petit tour où l'IEP de Grenoble était là. Je suis arrivée un peu après le début de la présentation, il parlait des épreuves du concours. Il nous a donné quelques prospectus. Mais au final, je n'ai jamais été attirée par Sciences Po ou les IEP. Parce que je ne savais pas trop où aller, j'ai fait un petit tour vers ceux qui présentaient une école de journalisme directement après le bac. Je ne sais plus son nom, mais elle ne m'a pas vraiment inspirée. Allez savoir pourquoi. Pour finir, je me suis renseignée un peu sur une école concentrée sur les langues, et propose entre autres une formation de traducteur ou d'interprétariat. Ca m'a semblé plutôt intéressant mais trop réducteur. Pendant cet après-midi, je suis allée jeter un coup d'oeil dans la salle où était présente une école proposant une hypokhâgne a/l cette fois. Mais je n'y suis pas restée parce que dans leurs affiches ils parlaient de BTS ou d'autres formations, mais pas d'hypokhâgne. Dommage.
Depuis tout à l'heure, je n'ai pas arrêté de penser à l'hypokhâgne et je me dis que, vraiment, c'est pile la filière qui m'intéresse. Je me suis souvent dit, au cours des dernières années "je suis plutôt littéraire, j'adore les langues, et pourtant je reste un peu scientifique". Ainsi, l'hypokhâgne littéraire avec des mathématiques et de l'ses en plus (et pas de géo, le rêve !), c'est génial ! J'ai bien conscience que ce sera dûr (si déjà je suis prise), mais je suis prête à me lancer dans l'aventure. Même si une amie me dit souvent "mais Eva, tu es sûre ? C'est vraiment dûr, il faut beaucoup travailler !". Oui, je sais bien que je ne travaille pas assez. Et pourtant, je veux faire une hypokhâgne, il n'y a pas de doute là-dessus. Ce qui me fait le plus peur, ce n'est pas la masse de travail que j'aurai, mais pour l'admission. Je pensais être bonne en français, mais cette année ce n'est pas terrible. Et je suis très moyenne en histoire-géo. Est-ce un problème ? Pour le reste, je me débrouille bien. Anglais filière européenne avec des bonnes notes, espagnol où je me débrouille assez bien, ses où je m'en sors pas mal mais où il va falloir que je bosse bien. Et puis, il y a les mathématiques. Je m'en sors très bien pour l'instant (oublions les interros surprises :p), et j'espère que ça aura un rôle important dans l'admission. Mais je ne suis qu'en première. Il faut que je me mette sérieusement au travail si je veux me donner une chance d'intégrer une hypokhâgne (dans ma ville).
Je vous laisse donc, je dois aller travailler l'SES !
Désolée pour cet article très très long, c'est dûr de s'arrêter de parler !