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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 10:27

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 23:25

J-2

Comme l'a fait PM sur son blog, je vais aussi donner mes estimations (qui sont beaucoup moins brillantes !). Nous ne sommes qu'à deux jours des résultats, et je n'en peux plus d'attendre, alors que d'autres les ont déjà eus. Mais que puis-je faire ? Rien de plus que de m'occuper, de sortir, de lire, mais aussi de faire mes pronostics. Les voici :

 

TPE :
     - Je pense avoir autour de 16.
     - Je serai déçue si j'ai moins de 16.

 

Enseignement scientifique :
      - Je pense avoir 11.
      - Je serai déçue si je n'ai pas 14.

 

Français oral :
     - Je pense avoir 11/12/13
     - Je serai déçue si je vais moins qu'au bac blanc, soit 16 => forcément déçue.

 

Français écrit :
      - Je pense avoir environ 13.
      - Je serai déçue si je n'ai pas au moins 14.

 


Donc voilà, comme vous pouvez le voir ces épreuves n'ont pas du tout été brillantes, c'est le moins qu'on puisse dire, et je risque d'être très déçue, surtout que mon bac blanc s'était plutôt bien passé. Rendez-vous dans deux jours pour le savoir. En attendant, je vais continuer à me torturer l'esprit en me demandant si oui ou non, j'ai une chance d'avoir plus que mes estimations. En me passant en boucle les moments où, à l'oral, j'ai dit des bêtises, en me répétant sans arrêts ce que j'aurai du dire et qui m'est revenu seulement en sortant. En me disant que merde, tout le monde va avoir une meilleure note que moi et que j'en crève de jalousie d'avance. En me maudissant de rêver d'avoir 9/10 à la partie commentaire alors que la réalité est sûrement très différente. Et si toutes ces sombres pensées ne sont dues qu'à mon pessimisme exagéré, alors tant mieux. Si je pouvais vous donner la possibilité de vous moquer de moi pour le restant de mes jours, si je pouvais vous permettre de me répéter "Je te l'avais dit que tu avais réussi", alors j'en serai très heureuse. Mais j'en doute. Sur ce, je vais aller me plonger dans Proust. J'adore ce roman, et le fait d'aimer ce genre de roman me rassure. Je progresse. Comme quoi, préparer cet oral aura quand même servi à quelque chose. Adieu tout le monde, je redonne des nouvelles vendredi, si le suicide ne m'a pas tenté avoir d'avoir pu vous communiquer mes notes.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:38

Je sais qu’il vaudrait mieux pour moi que j’oublie cet oral quelques temps, mais j’avais quand même envie de décrire mes impressions, par écrit. Car si je ne suis globalement pas satisfaite de ma prestation, je vois aussi de nombreux points positifs.

Je suis donc tombée sur le monologue de Figaro. J’avais presque envie de rire quand elle m’a dit « Je vais t’interroger sur... (notez le petit temps d’attente pendant lequel je la suppliais mentalement de terminer sa phrase par « Camus » ou « Diderot ») le mariage de Figaro ». Le théâtre était le seul objet d’étude sur lequel je ne voulais absolument pas passer (mais je me suis rendue compte après coup que c’était finalement mieux que la poésie).

A ce moment-là, j’ai stressé un peu, mais cette angoisse était largement supportable, et c’est le premier point positif : j’ai réussi à contenir mes émotions, à ne pas paniquer. J’étais un peu blasée, certes, mais détendue. Je suis arrivée à 7h30, je devais passer à 8h, mais j’ai été appelée à 9h. Et, pendant ce temps, j’ai révisé en restant tout à fait calme, alors qu’en principe, dans ces moments-là, il m’arrive de trembler ou d’avoir mal au ventre. Une grande évolution !

En fait, plus que stressée, j’ai surtout été très déçue de ne pas tomber sur Camus. J’ai donc pris ma feuille et je suis partie, comme me le demandait l’examinatrice, m’installer sur un bureau au fond de la salle. Un peu étourdie, j’aurais oublié de prendre mon texte et de laisser mon portable dans mon sac si l’examinatrice ne me l’avait pas rappelé.

L’examinatrice ? Elle avait l’air très sympathique, mais aussi très sérieuse. Pendant ma présentation du texte, elle n’a pas souri ou hoché la tête une seule fois. Elle s’est contentée de me regarder, ou de prendre des notes de temps en temps. Je dois avouer que c’était un peu déstabilisant, mais je savais aussi que c’était normal, et que ce n’était pas pour autant que je disais des bêtises.

Au niveau du commentaire, j’ai été très déçue de ma prestation. J’avais  beaucoup d’hésitations : je faisais souvent des phrases qui n’avaient aucun sens, et tandis que je parlais, je me demandais « mais qu’est-ce que je suis en train de dire ? Où je vais ? ». J’avais écris mes notes un peu en vrac. Parfois, j’étais tellement perdue dans ce que je disais que je n’ai pas terminé certaines phrases. Le contenu aussi était médiocre. L’intérieur de mes parties était assez désorganisé, je n’ai pas assez cité le texte, encore moins les lignes auxquelles correspondaient les rares phrases  que je lisais. J’ai fait pas mal de paraphrase, et pas suffisamment d’analyse stylistique du texte. Mais je crois que le pire était vraiment la façon que j’avais de m’exprimer, c’était presque catastrophique.

Au niveau de l’entretien, j’ai aussi été très déçue. Déjà au départ, nous parlions d’un texte complémentaire, et elle m’a cité une phrase que j’ai mal interprétée (mais on va espérer que ce n’était pas trop grave). En dehors de cette question, c’était un peu étrange, parce que généralement elle ne me demandait pas d’approfondir mes réponses. Alors soit je les développais suffisamment, soit elle avait prévu d’en poser plein et simplement de voir comment je me débrouillais.

 Je me suis déçue quand elle m’a demandé de parler de pièces que j’avais vues. Certes, j’ai réussi à lui faire comprendre que j’allais régulièrement au festival d’Avignon, ce qui est un très bon point je suppose, mais j’ai tout de même été incapable d’argumenter : à la question « pourquoi tu as aimé cette représentation ? » j’ai répondu « J’ai bien aimé les décors, les costumes, le jeu des acteurs, la musique. » sans approfondir. Et, bien évidemment, de nombreux arguments me sont revenus en mémoire en sortant de la salle. 
Autre problème : j’ai laissé entendre que la pièce « Ubu roi » est de la comedia dell’arte, ce qui n’est pas le cas. Il se trouve que je l’avais vue sous forme de comedia dell’arte au festival d’Avignon, mais ça je ne l’ai pas précisé, elle a donc du penser que je n’avais pas compris ce qu’était la comedia dell’arte.

Je finirai cependant par une petite anecdote qui m’a amusée. Lorsque les dix minutes de l’entretien furent écoulées, elle me remercia et m’invita à ranger mes affaires. Je m’exécutai. Tandis que je rangeais, quelques pièces vues au festival d’Avignon me revinrent en mémoire. J’hésitai quelques instants : après tout, l’entretien était terminé. Mais si je voulais une dernière chance de montrer que j’étais cultivée, c’était maintenant où jamais. Je me décidai donc à prendre la parole. Je commençai une phrase, en attendant qu’elle m’autorise à continuer avant de la poursuivre.
« J’ai aussi vu des romans qui avaient été adaptés en pièce » dis-je alors.
Elle me lança un regard étonné, ce qui me fit plaisir : je lui avais appris quelque chose, et cela montrait que j’avais vu des pièces variées. Par ailleurs, avant que je finisse ma phrase, elle m’avait interrompue en me demandant « au festival d’Avignon ? » question à laquelle mon approbation lui montra, je l’espère, que j’avais vu là-bas un nombre de pièces conséquent. J’ajoutai ensuite :
« Il y a certaines pièces où il y avait même une petite mise en scène. Par exemple, dans « L’Etranger » de Camus, c’était un monologue, et la comédienne avait des figurines pour représenter les différents personnages. Mais il y avait aussi certaines pièces où il y avait très peu de mise en scène ».
Ce n’était pas grand-chose, mais j’espérais que cela suffirait. Puis je quittai la salle. Le problème, c’est que la dernière information que j’ai rajoutée n’était plus dans le cadre de l’entretien. J’espère qu’elle l’a quand même pris en compte.

Ce qui m’amuse aussi, en y repensant, c’est que j’ai révisé une bonne partie de l’entretien de Figaro le matin même : dans le métro, j’ai lu le résumé du « Barbier de Séville » et de « Ruy Blas ». Je devais passer à 8h, et j’ai été appelée à 9h. J’en ai donc profité pour revoir la tirade de Marceline dans « Le mariage de Figaro » et la vie de Beaumarchais. Et heureusement, car ça m’a été très utile.

En tout cas, même si cet oral ne s’est pas très bien passé, et que je ne pense pas dépasser 12 (même si je continue d’espérer), j’en retire un bilan positif. Pourquoi ? Notamment parce que ça m’a aidé à acquérir une méthode de travail, même si encore une fois j’ai été très désorganisée et que j’ai vu une partie de mes textes les derniers jours. Ca m’a aussi appris ce que signifiait vraiment « travailler », et l’année prochaine me fait moins peur. Bosser, ce n’est pas si terrible (enfin, si j’aime la matière).

Ce que j’aime aussi dans ce genre d’examens, c’est que la préparation est plus « libre » et donc plus agréable. Je m’explique : pour me préparer à l’entretien, en plus de réviser la biographie des auteurs et le résumé des livres, j’ai pu me concentrer sur quelques points qui me plaisaient, et lire des œuvres complémentaires selon mon envie. J’ai lu une partie du « Mythe de Sisyphe » que je compte poursuivre pendant les vacances, ainsi que « L’Etranger » de Camus et « L’existentialisme est un humanisme » de Sartre.

J’ai aussi découvert avec joie que j’avais une excellente mémoire, bien meilleure que ce que je pensais. Ce qui fait qu’en deux jours, j’ai appris énormément de choses pour préparer l’entretien : comme je n’avais plus le temps d’apprendre quoique ce soit par cœur, je relisais mes cours, mes textes, mes analyses, et ça suffisait, je retenais une quantité impressionnante d’informations.
Et, même si je savais déjà que j’avais une très bonne mémoire, ça m’a fait un bien fou de me rendre compte que j’étais capable de retenir une quantité importante d’informations simplement en les lisant.

En conclusion, cet oral m’a énormément déçue, à bien des niveaux, mais j’en garde un très bon souvenir quand même, d’abord et surtout parce que le fait que je n’aie pas beaucoup stressé juste avant m’a marqué et me rassure (oui, même si l’oral m’a envahi l’esprit pendant mes deux semaines de révisions), mais aussi parce que je sais mieux travailler, et que je râle moins quand je dois m’y mettre. Mais aussi, et j’ai oublié de le dire, ça m’a donné envie de lire de la philosophie et des classiques de façon générale.

Oral, j’ai beau t’avoir massacré, je t’aime quand même <3

(Sur cette petite note un peu masochiste sur les bords, mes amis, je vous laisse !)

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:39

Je suis tombée sur le théâtre, forcément. Monologue de Figaro, problématique : "Quelle est la fonction de ce monologue ?"

Mon plan :

 

I- Il constitue une pause dans le récit et adopte un style particulier
Petite intro à la partie
1- Les éléments du pathétique
2- Les éléments du comique

II- On découvre la profondeur de Figaro
1- Son caractère audacieux
2- Ses désillusions
3- Son passé
(bon c'était moins précis que ça, c'est à peu près)

 

III- Les idées développées
1- La liberté d'expression
2- La question du mérite

3- L'économie est évoquée

Conclusion :
Bilan + petite ouverture sur la révolution

 

Temps tenu : 9min30

 

Voilà ce n'est pas terrible, j'ai l'impression que mon plan est hors-sujet. Et surtout je n'étais pas à l'aise quand je parlais, beaucoup de blabla inutile, de phrases qui ne voulaient rien dire ou même pas terminées.
Pas assez d'analyse du texte par rapport à ma quantité de blabla.

 

Entretien : mouais, disons que ça dépendait des questions. Malheureusement quand on a parlé de pièces que j'avais vues et si j'avais aimé la mise en scène, je n'ai pas assez approfondi je trouve.

 

Je suis donc très déçue et je pense avoir autour de 11, ce qui n'est pas terrible.
Bon si après tout ça je suis prise en prépa ça relèvera du miracle.

 

En attendant,c 'est les vacances, je pars 3 jours. Je vais enfin pouvoir me remettre à lire ce que je veux et j'ai décidé de me lancer dans Proust.

Bonnes vacances à tous, et la semaine prochaine je vous promets un bel article !

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 22:25

Bon, bon, bon. L'heure du bilan a sonné. Si je devais choisir un mot pour qualifier mon ressenti après ces deux épreuves, français et sciences, ce serait déception. Enorme déception. Bon, plus précisément, pour le français je ne sais pas si je dois être contente ou pas. Auriez-vous un avis sur le déroulement de mon devoir, que je vous ai résumé dans ce message ?

Sciences :
Hum hum. En fait, je n'ai pas spécialement envie de m'étendre. Trois exercices, le premier sur 8 points, le deuxième et le troisième sur 6 points. J'ai dit plein de bêtises dans le premier exercice. J'ai plutôt bien réussi le deuxième exercice. J'ai raté le troisième. Petit pronostic : 3,5 + 4,5 + 2 = 10. Et encore, j'hésite entre 9 et 10. On va donc dire que je m'attends à avoir une note se situant entre 8 et 12.

 Français : la poésie
Question de corpus => en quoi ces textes relèvent-ils de l'écriture satirique ?  Comme d'habitude, les questions de corpus, ce n'est vraiment pas mon truc. J'ai fait un plan à la va-vite, en séparant fond et forme. Bref, tout ce qu'il faut pas faire :
   I- Les thèmes employés (c'est-à-dire une critique satirique)
   II- La versification, qui met en valeur la satire.
   III- Procédés d'écriture (cette partie doit faire 3-4 lignes maximum).

Comme je l'espérais, j'ai pu prendre le sujet d'invention. Et même que je trouvais le sujet trop cool (ce n'est pas ironique) : 

 

Vous imaginerez un dialogue entre deux critiques littéraires au cours d’un débat sur la poésie. L’un pense que la poésie doit être utile et éveiller l’esprit critique du lecteur ; l’autre estime que l’on ne saurait la réduire à cette seule fonction. Chacun des points de vue devra comporter plusieurs arguments, illustrés par des références précises à des poèmes.
   
Oui, j'ai aimé le sujet, MAIS :

     - J'ai oublié d'utiliser un registre lyrique, alors que depuis des semaines je me disais "Pense à utiliser un registre lyrique, c'est ce qu'il faut". Manque de temps = j'ai paniqué = pas de registre lyrique.
     - J'ai pas eu le temps de parler du surréalisme.
     - J'ai pas eu le temps de développer mes deux derniers arguments (la poésie, c'est aussi jouer avec les mots + la poésie remet en cause notre vision du monde en représentant des objet laids / insignifiants).
     - Je n'ai pas eu le temps de me relire. Grave, très grave.
     - J'ai osé écrire "ils assoivent leur domination". Alors là, ça passe très très mal.
     - J'ai lu la correction, et je n'ai pas mis tous les arguments qu'ils donnaient.

Après ça, puis-je espérer une bonne note ?
Je ne sais pas s'ils ont des critères bien définis concernant le style d'écriture, ou s'ils notent un peu "au feeling". J'ose espérer que je suis un peu trop exigeante avec moi-même et qu'ils trouveront mon texte bien écrit. Mais, comme je ne me suis pas relue entièrement, je ne peux même pas savoir (j'ai été la dernière à quitter la salle en plus). Au lieu de continuer à me lamenter, je vous donne plutôt un aperçu de ce que j'ai fait (des arguments et exemples), vous jugerez par vous-mêmes :

Introduction : j'ai mis un peu de narration, en expliquant rapidement la situation. Deux hommes qui avaient beaucoup fait parler d'eux pour leurs critiques enflammées dans divers journaux, sont réunis sur un plateau de télévision. Le présentateur rappelle brièvement l'objectif de ce débat (j'ai utilisé le style indirect), celui de confronter les points de vus concernant l'utilité du genre poétique. Voilà un aperçu du déroulement de mon dialogue, sachant que je commence par l'homme qui pense que la poésie n'est que pour éveiller l'esprit critique.

 

- Exposition de la situation actuelle : les écrans prennent de plus en plus d'importance. Télé, ordinateurs... Les jeunes notamment sont très attirés par la télévision : télé-réalité, jeux télévisés, ou même le loto, tout contribue à empêcher le développement de leurs capacités intellectuelles.
La poésie est un moyen efficace pour remédier à ce problème. Elle a pour unique but de faire réfléchir, un poème est court et on acquiert très rapidement de meilleures capacités de réflexion.
La poésie peut dénoncer de façon sévère et ainsi faire réfléchir le lecteur.
     Exemple : "Fable ou Histoire" Victor Hugo.

- Votre vision est très réductrice. La poésie sert effectivement à dénoncer, mais elle a aussi d'autres fonctions, notamment celle de nous faire rêver. Le rêve est important pour oublier un peu la crise.
     Exemple : "Aube" de Arthur Rimbaud, qui accumule les images et personnifie la nature.
     Exemple : Victor Hugo a d'ailleurs dit, en parlant du poète "il est l'homme des utopies"

- Mais le monde n'est pas un rêve. Et, si vous voulez vraiment rêver, lisez plutôt un roman.  La poésie doit nous confronter au réel, et toujours dénoncer. Il y a d'ailleurs parfois des chutes brutales, pertinentes, qui font pleinement réfléchir le lecteur.
     Exemple : "Le dormeur du Val" de Arthur Rimbaud.

- Vous ne changerez pas d'avis, alors laissons cet argument de côté. Parlons versification.  Elle donne une musicalité au poème, qui va nous enchanter. Lorsque je le lis, j'ai l'impression d'entendre un flot de notes résonner dans ma tête.
     Exemple : citation de Verlaine "de la musique avant toute chose"
     Exemple : citation de Queneau "bien placés, bien choisis / quelques mots font une poésie
Par ailleurs la versification permet au poète d'exprimer ses sentiments, elle n'a donc pas pour unique but de nous faire réfléchir. Il y a d'ailleurs des poèmes qui ressemblent à des chansons.
     Exemple : "Le pont Mireabeau" Apollinaire.

- Oui, mais à quoi sert l'expression des sentiments ? A faire réfléchir également. Le lecteur, face à un tel désespoir, cherche à comprendre les causes de cette tristesse. Il réfléchit sur ce qui a bien pu rendre le poète dans cet état, sur le comportement que les gens ont eu avec lui. Ca l'amène à s'interroger sur l'humanité, les sentiments humains. On nous fait donc bien réfléchir. Ainsi, tout ce ramène à cette même et unique fonction : éveiller l'esprit critique.

- Et Prévert, quand il joue avec les mots, qu'il fait ainsi un poème qui n'a pas de sens ? Ce n'est qu'un maniement inhabituel de la langue française, pas un moyen de nous faire réfléchir.
Exemple : "L'amiral" de Prévert.

- Et l'araignée que Victor Hugo aime, et le poux de Lautréamont, et le peigne que Germain Nouveau considère comme un "grand seigneur ?". => permettent de changer notre vision du monde.

- Monsieur, vos arguments sont pertinents, vous faites preuve d'esprit. Mais vous n'avez pas réussi à démontrer votre point de vu. Certes, tous les poèmes font réfléchir. Mais ce n'est pas l'unique fonction de la poésie.

- Petit conclusion (narrative) d'une ligne : les deux hommes quittent le plateau après avoir été remercié par le présentateur.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 14:31

J'ai pris l'écrit d'invention.

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 18:03

Si je suis prête ? Certainement pas (en même temps on s'y attendait). Si je mise tout sur la chance ? Comme d'habitude. Si je suis dans les temps pour mes révisions en "enseignement scientifique" ? Point du tout. Si je stresse ? Affirmatif.

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:14

Ca fait plusieurs jours que je me torture l'esprit : vais-je prendre l'écrit d'invention ? Même si le sujet m'inspire, est-ce trop risqué ? Certains profs disent "Ne le prenez pas à moins de bien écrire", mais que signifie bien écrire ? Comment suis-je censée évaluer mon niveau, savoir si mon style d'écriture séduira le correcteur ? Je ne peux pas, et c'est ça qui est le plus terrifiant. C'est peur que les professeurs notent plus sévère l'écrit d'invention par principe, comme si tous les élèves qui la choisissaient étaient des gros glandeurs qui ne savaient rien faire d'autre. A quoi bon proposer un exercice si c'est pour le déconseiller sans arrêts ? Voilà pourquoi je ne sais pas s'il est bon de prendre des risques. Si le sujet m'inspire vraiment, je le prendrai. S'il ne m'inspire pas, je me rabats sur le commentaire ou la dissertation. Reste à savoir ce que je ferai si le sujet m'inspire plus ou moins.
Bref, en attendant j'ai décidé de mettre l'écrit d'invention que j'avais fait pour mon bac blanc (j'ai eu 14, 10,5/16 pour l'invention). Il fallait écrire un discours où on expliquait pourquoi on avait choisi de remettre le prix à ce poème ("Paysage" de Baudelaire), en présentant le poème et en justifiant le choix.
Comme commentaire, le correcteur ne m'a pas dit grand-chose. J'ai trop cherché à me servir de l'invention comme prétexte pour montrer mes connaissances, et j'aurais du plus faire l'éloge du poème (bon même si j'ai donné trop de connaissances je ne suis pas d'accord sur le fait que je n'ai pas assez fait l'éloge). Néanmoins mon devoir reste "globalement satisfaisant".
Voilà donc mon écrit (presque une feuille double).

 

************************************************

 

Mesdames, Messieurs,

C’est avec émotion et joie que je vous vois tous réunis, nombreux, pour assister à la remise du prix du meilleur poème, que nous allons décerner pour sa quatrième édition. Après avoir lu et départagé tous ces poèmes, je peux affirmer ans aucune hésitation et au nom de tout le jury, que le travail réalisé par les auteurs sélectionnées était remarquable, époustouflant. Ces poètes sont sincères, sensationnels et si sensibles ! Les poèmes étaient charmants, chantants, ils nous ont fait pleurer de joie, trembler d’émotion, sourire même dans la tristesse.
Mais malheureusement, il ne peut y avoir qu’un seul gagnant. Comme vous vous en doutez certainement, le choix fut difficile, et c’est pendant des heures que nous avons cherché à départager ces auteurs de talent. Nous avons finalement, après de longues délibérations, arrêté notre choix sur un auteur extrêmement doué et prometteur. Il a ému le jury tout entier, et par sa plume nous a fait rêver, nous a enchantés. C’est donc avec plaisir que nous vous annonçons que cette année, le prix a été décerné à monsieur Charles Baudelaire, pour son poème « Paysage », qui fait partie de son merveilleux recueil Les Fleurs du mal.

Je vois déjà vos visages s’animer, certains qui sourient, d’autres qui sont surpris et s’indignent. Vous vous demandez tous pour quelles raisons nous avons choisi ce court poème. Peut-être auriez-vous imaginé un autre scénario, un autre auteur récompensé pour ses efforts. Vos interrogations sont légitimes, mais vous pouvez faire confiance au jury, car le texte est loin d’avoir été choisi au hasard.
Voyez-vous, ce que nous recherchons dans un poème, c’est avant tout un style maîtrisé, précis, et donc la versification choisie met en valeur tout le poème. L’auteur doit savoir s’adapter aux contraintes. Chaque époque apporte son lot de caractéristiques précises. N’est-ce pas au XVIème siècle, par exemple, que des auteurs de la Pléiade tels que Ronsard ou du Bellay ont emprunté à l’Italie la forme du sonnet ? Ils ont su s’adapter aux contraintes imposées par cette forme de poème. Baudelaire n’a pas décidé d’écrire un sonnet, mais il a tout de même choisi une de ses caractéristiques, l’alexandrin. Ce choix était judicieux puisque ce mètre pair est particulièrement mélodieux et représente avec justesse les émotions. Quelle musicalité Baudelaire donne à son poème ! Ô Baudelaire, toi qui nous a enchantés ! Toi qui nous rappelle Orphée et son chant si lyrique ! Verlaine n’a-t-il d’ailleurs pas dit « De la musique avant toute chose » dans son « Art Poétique » ? De la musique, ou, il y en a dans « Paysage », il n’est plus possible d’ne douter. Nous entendons comme des arpèges jouées par une lyre lorsque nous lisions le poème. Comme ce flot de notes nous enchante ! Comme elle nous berce, cette mélodie en harmonie avec la nature ! Ainsi, Baudelaire a su trouver les bons mots, il ne pouvait faire plus de douze syllabes, il fallait trouver le mot juste, et il l’a fait, c’est un maitre dans ce domaine. N’avez-vous pas remarqué, par exemple, ce vers « Car je serai plongé dans cette volupté » ? Baudelaire aurait pu utiliser de longues phrases pour décrire ses sentiments, mais il a réussi à le faire en un seul mot, « volupté ». Quel talent ! Et pourtant, ce n’est pas uniquement pour des mots ou des sonorités que nous lui avons accordé ce prix.

Selon nous, un poète doit non seulement savoir manier les mots, mais également être porteur de sens et d’idées. La poésie doit pouvoir être un moyen de partager sa douleur, sa peine ou simplement ses rêves, se faire didactique en nous faisant réfléchir, de la même manière que Ronsard. Ses vers « Cueillez, cueillez votre jeunesse / comme à cette fleur la vieillesse / fera ternir votre beauté » font passer un message à Cassandre et peuvent prendre une portée universelle et nous inviter au Carpe Diem. La poésie peut se confronter au monde et dénoncer, mais elle doit aussi savoir nous faire rêver, nous permettre de nous évader. Victor Hugo l’a d’ailleurs dit dans « La fonction du poète » par ces vers qui me paraissent pertinents « Il est l’homme des utopies / les pieds ici, les yeux ailleurs ». Et, selon l’ensemble du jury, c’est Baudelaire qui rassemble le mieux les conditions que je viens d’expliquer pour écrire une belle poésie. Il nous fait part de son souhait, celui de « composer chastement » ses « églogues » et de « coucher auprès du ciel, comme les astrologues » et nous décrit ce qu’il verrait, ce qu’il ressentirait dans cette situation. Son texte est lyrique, comme nous pouvons le voir par les nombreux éléments de la nature « les jardins », « les neiges », mais ce « je » lyrique a une portée universelle, et en lisant ou relisant ce poème je suis persuadé que vous aussi parviendrez à vous y identifier. N’avez-vous pas l’impression de visualiser la scène qu’il d’écrit ? Madame, monsieur, je ne peux ignorer mes sensations, l’atmosphère de quiétude que j’ai ressentie. Il m’a semblé voir défiler les saisons, « les printemps, les étés, les automnes », cette accumulation m’a fait ressentir la fuite du temps. Pourtant, malgré le temps qui passe, le poète est toujours présent, toujours là pour décrire ses sentiments. Je le vois comme vous devant son pupitre, plongé dans « cette volupté », nous parlant à nouveau du printemps.

A présent, êtes-vous toujours aussi surpris que le jury ait choisi « Paysage » ? Baudelaire a compris que la musicalité des vers, le rythme mélodieux, ne seraient pas aussi beaux et charmeurs si la poème n’avait pas été porteur de sens, qu’il n’avait pas traité de thèmes lyriques comme la fuit du temps. IL n’est pas étonnant que le nom de Baudelaire ne vous soit pas inconnu. Son talent est sans égal.

Mesdames, Messieurs, cette année le jury a révélé un grand talent, si vous ne l’aviez pas déjà repéré vous-mêmes. Nous ne regrettons pas notre choix et sommes heureux et enthousiastes de vous l’annoncer aujourd’hui. Vous le savez, c’est le Printemps, la saison de l’amour, de la nature, où tout semble vous sourire. Et, tandis que les oiseaux volent, que les fleurs s’ouvrent, tandis que le soleil lui et resplendit, que toutes les mers et les fleuves chantent à l’unisson, un poète va être reconnu et admiré. Un poète qui pour toujours marquera les esprits. Alors je vous prie d’applaudir une nouvelle fois ce cher Baudelaire qui met de la joie dans nos cœurs et qui, pendant les heures sombres que nous traverseront, nous fera à jamais sourire et rêver.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:17

J’espère que ces articles concernant l’oral de français ne vous ennuient pas trop, mais j’avais envie de tout raconter, pour m’en souvenir. Pour, quand je relirai ce que j’ai écris, me rappeler de ces moments avec joie. Car, après les bons moments, seuls les souvenirs restent. Ils sont précieux, alors j’écris pour les préserver.

Quelques jours après cet oral de français attendu et redouté, je voudrais y revenir pour parler de mon ressenti, de ce que j’ai pensé de cet examen, des points positifs et négatifs. Quatre jours plus tard, donc, mon avis n’a pas changé : je trouve que cet oral était une très bonne expérience, et je pense être honnête en disant que mon avis aurait été le même si je ne l’avais pas réussi. C’est assez paradoxal, finalement, car j’ai toujours été angoissée à l’approche d’un oral, pourtant j’aimerais en faire plus.

 

Il y a une différence, cependant : les oraux que nous faisons devant toute la classe ne se résument qu’à lire un papier. En général, je m’efforce d’en apprendre une partie, ou la totalité, même si je garde mes notes avec moi pour me rassurer. Ces oraux-là sont, selon moi, très peu utiles. Bien sûr, ils rendent progressivement plus à l’aise, mais en combien de temps ? Il m’aura fallu plusieurs mois avant d’enfin réussir à regarder mes camarades dans les yeux quand je parle devant eux. Je ne suis pas non plus paralysée, et d’ailleurs je ne tremble plus comme il m’arrivait parfois de le faire, mais je n’ai jamais été à l’aise pour ce genre d’exercice. Et je ne pense pas que nous entrainer à lire un papier, ou apprendre par cœur un texte et le réciter devant toute la classe, soit utile pour nous entrainer à être plus convaincants.
C’est vraiment dommage, le système scolaire pourrait être bien meilleur si les professeurs changeaient un peu leurs méthodes.

 

Ce qui serait plus utile, c’est qu’on nous apprenne à parler d’un sujet sans avoir de note, ou un minimum, en improvisant en partie. D’où l’intérêt des oraux tels que le français ou celui que j’ai fait en espagnol cette année. Depuis septembre, je n’en ai donc fait que deux de ce style, où j’étais dans les conditions de l’examen : plusieurs textes à préparer, un seul retenu, un certain temps de préparation avant (10 minutes pour l’espagnol, 30 minutes pour le français). En si peu de temps, nous n’avons pas le temps de tout écrire. Il faut donc savoir improviser, cela force à être plus fluide, et les progrès viennent très rapidement. Ces deux oraux, je pense, m’ont fait progresser plus que tous les exposés que j’aurais pu faire.

Lundi, en français, je me sentais très à l’aise, ce qui était une première pour moi. Il faut dire que j’étais tellement soulagée que je suis arrivée devant la prof un peu inquiète, certes, mais très détendue. Bien sûr, je mélangeais parfois mes mots et devais donc m’arrêter une fraction de secondes pour reformuler ma phrase, mais j’arrivais à regarder la prof dans les yeux, en prenant un ton convaincu et en parlant d’une voix plutôt assurée. C’est du moins mon ressenti, même s’il aurait fallu me filmer pour pouvoir en juger.


C’est pour cela que mon avis concernant ce genre d’oraux ne changera pas. D’ailleurs, celui d’espagnol n’avait pas été si réussi (j’ai eu 12), et pourtant j’en garde quand même un très bon souvenir, je suis maintenant un peu plus à l’aise quand je pratique la langue. C’est donc très dommage que nous n’en fassions pas plus, mais malheureusement l’effectif trop élevé des classes rend impossible ce genre d’exercice.

 

Concernant mon ressenti sur cet oral en particulier, comme je l’ai dit je suis globalement très contente, et c’est loin d’être le cas de tout le monde, malheureusement. Beaucoup de mes camarades ont été déçus, pour plusieurs raisons. Certains sont tombés sur des textes qu’ils espéraient vraiment éviter, d’autres ont été déstabilisés par la problématique et ont fait un plan qui n’y répondait pas. Hier, j’étais surprise de tous les avis négatifs que je recevais de la part de mes camarades. Il y a tout de même certains élèves qui étaient contents. L’une, d’ailleurs, n’a cessé de me remercier. Je lui avais en effet envoyé mon commentaire sur le Supplément au voyage de Bougainville, et elle est tombée dessus. Elle a repris mon plan et mes idées, et cela s’est très bien passé pour elle.

 

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Un petit bilan de toute cette période, parce qu’il est important de savoir s’auto-évaluer. Je commence par les regrets.

- Les déceptions pré-examen : j’aurais du me mettre plus tôt au travail. Même si j’ai bien réussi mon oral, ça aurait été encore mieux en révisant plus à l’avance. Ca m’aurait évité d’être trop stressée (mais finalement, stress je n’aurais pas été aussi contente à la fin), de mieux maitriser mes textes et de prendre de l’avance pour le bac.

 

- Si j’avais pris la décision de commencer à lire plus tôt pour me préparer à l’entretien, j’aurais pu citer d’autres œuvres pendant mon entretien, qui auraient complété les questions posées. J’aurais aussi eu le temps de terminer la lecture les analyses que je lisais et j’aurais su répondre à la question sur l’optimisme.

 

- Un petit regret, celui de n’avoir pas pris de note en lisant le Supplément au voyage de Bougainville. Même si cela m’a permis de mieux comprendre le texte, j’ai pratiquement tout oublié après avoir refermé le livre.

 

- Les déceptions pendant l’examen : en y repensant, j’aurais pu faire un effort pour être plus souriante, parce que je sais très bien que quand je suis concentrée, on dirait que je suis en train de faire une dépression (c’est particulièrement vrai quand je fais de la musique). Et puis, plus on a l’air à l’aise mieux c’est. J’améliorerai ça pour le bac, même si c’est le moins évident.

 

- Au niveau de ma façon de travailler pendant l’épreuve: j’ai essayé de soigner mon brouillon, mais ce n’était pas suffisant. Conséquence ? J’avais noté des éléments que j’ai oubliés de dire parce que je ne les ai pas vus. Quelque part, c’est bon signe : c’est une preuve que je regardais bien la prof pendant que je parlais. La prochaine fois, j’utiliserai une page par partie (et une dernière pour la conclusion) et j’utiliserai des couleurs pour mettre des éléments en valeur, même si en ayant surligné une idée j’ai quand même réussi à l’oublier.

 

- Essayer de mieux gérer mon temps : j’ai bâclé l’introduction en oubliant de situer le texte dans l’œuvre, et la conclusion en ne faisant qu’une phrase par partie lors de mon bilan. Ou au moins y penser pendant l’oral, si je n’ai pas le temps de tout écrire je peux essayer d’improviser l’introduction et la conclusion.

 

- Essayez de trouver des sous-partie, éventuellement. Je n’en ai fait que pour la première partie, pour les deux autres je ne me suis pas foulée. Mais la prof l’a-t-elle remarqué lors de l’oral ? Voilà une question amusante.

 

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Je vais maintenant parler des points positifs. Ce qui est le plus important, et qui me rend fière, c’est la lecture. Pour me préparer à l’entretien, j’ai pas mal lu pendant les deux semaines qui ont précédé l’examen. Ce travail est loin d’être achevé, et je m’y suis prise très tard, mais ça me pousse à continuer. Voilà ce que j’ai lu :

 

Le supplément au voyage de Bougainville de Diderot ;   « Des Cannibales » (essai) de Montaigne avec une analyse linéaire, « Des Coches » (essai) de Montaigne   ;    une analyse de la collection « profil d’une œuvre » (ou quelque chose comme ça) qui étudiait parallèlement ces deux essais   ;    la première partie de Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss, « la fin des voyages », que je vais continuer   ;   Une bonne partie de Candide de Voltaire avec le début de l’analyse que je terminerai pour le bac   ;   Le début d’une analyse sur Le mariage de Figaro (que je terminerai)   ;   L’île des esclaves (théâtre) de Marivaux  ;  Ruy Blas (théâtre) de Victor Hugo   ;

 

Ces lectures m’ont été très utiles pour l’entretien et m’ont permis de montrer que j’avais des connaissances, j’ai essayé de faire des réponses détaillées afin que la prof puisse remarque que j’avais lu les œuvres intégrales (finalement je ne sais pas si elle s’en est rendue compte, mais moi je me suis sentie beaucoup plus à l’aise). Ce que l’oral m’a apporté d’autre ? Une meilleure confiance en moi, et je crois que c’est très important. La certitude que je peux progresser, que j’aime les oraux et qu’au fil du temps je serai plus à l’aise. Savoir travailler dans un temps limité, donc choisir les informations que je note, improviser en partie. Cet oral m’a été très bénéfique.

 

**********

 

Voilà, j’ai fait un petit bilan de ce que l’oral m’aura apporté et les lectures que j’ai faites. Seul ombre au tableau, la poésie. Je ne sais pas quoi lire, quels recueils lire, qui pourraient avoir un lien avec Alcools de Apollinaire.

Pour le resté, ces lectures vont et m’ont beaucoup aidée. Je vais continuer ce travail, et je pense qu’à long terme, ça va rendre ma pensée plus mature, m’aider à réfléchir plus profondément, notamment dans les dissertations de philosophie et de façon plus générale. Peut-être que je me trompe, mais ça vaut vraiment le coup de poursuivre mes efforts. Mes lectures prévues prochainement sont :

 

Entretien d’un père avec ses enfants, ou Du danger de se mettre au-dessus des lois (Diderot), « De l’expérience » (essai de Montaigne), la suite de Tristes Tropiques. Et puis des pièces de théâtre (la controverse de Valladolid, le jeu de l’amour et du hasard, les fourberies de Scapin, Dom Juan…) ainsi que d’autres contes philosophiques de Voltaire.

J’ai plein d’autres idées en tête, mais on verra plus tard. Après tout, il me reste du temps avant le bac, et étant donné que cette fois je m’y prends à l’avance, je devrais avoir le temps de lire pas mal de textes !

 

N’empêche, la prof d’SES a beau avoir envie de me taper quand je pose une question qui peut lui paraitre stupide, ou me demander ma copie en preuve que j’ai bien eu 17 au dernier DS, alors qu’elle ne l’a pas demandé aux autres (elle avait perdu nos notes), je trouve que ces dernières semaines je me suis enrichie, et j’en suis bien contente.

 

Sur cette note plus joyeuse qu’hier soir (je me disais bien que la fatigue devait beaucoup jouer sur le moral) et bien assez long, camarades, je vous laisse !

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 23:23

Il est 13h10, et tandis que je remonte en cours, mon cœur s’accélère. Le temps passe, et seuls ces quelques chiffres occupent mon esprit : 1-4-5-0. 14h50. Tandis que le cours d’économie commence et que je révise discrètement le français, sans écouter un seul mot de ce qui se dit autour de moi (voilà un très bon exercice de concentration). Mais, si les voix que j’entends autour de moi ne me dérangent pas, la panique, elle, est bien plus redoutable. Que faire, que relire, que réviser, lorsque j’ai l’impression de ne connaitre que quelques plans, et que rien ne semble me revenir en mémoire ? Comment lutter contre cette angoisse grandissante, alors que je n’ai aucune culture en poésie ? Alors je lis, je lis, je lis, car c’est bien la seul chose qui me reste à faire. Le temps est trop limité à présent, c’est trop tard. Suis-je trop fataliste ? Peut-être bien. Pourtant, j’espère, j’espère. Mais que signifie ce verbe, lorsque l’espoir se résumé à attendre un miracle ? Il faut se rendre à l’évidence, et pour cela quelques chiffres suffisent : treize textes à connaitre.

Une amie, depuis ce matin, ne cesse de me dire d’arrêter de stresser, qu’il faut que je me calme, que je vais m’en sortir. Elle affirme que je suis intelligente et qu’il faut que j’arrête de paniquer. Elle a du mal à comprendre ce que je ressens, et c’est bien normal, car je ne suis pas non plus apte à analyser la peur qui me torture l’esprit, ça ne m’était jamais arrivé avant: je suis dans un tel état que j’ai du prendre un médicament ce matin à cause de nausées qui m’ont empêchée de bien dormir cette nuit :

Je me contente de lui répéter avec humour – car j’aime l’autodérision en toutes circonstances – qu’on en reparlera mercredi, quand ce sera à son tour d’affronter la peur de l’examen. J’essaie tout de même d’écouter ses conseils, mais comment se rassurer face au nombre de texte, deux, que je maitrise ? Comment ne plus avoir peur alors que ma culture en poésie est presque nulle, et que celle en théâtre est très limitée ?
J’en suis à une période de grosse remise en question, je me promets que plus jamais je ne m’y prendrai aussi tard pour réviser un examen tel que celui-ci.

Pendant le cours d’économie, entre deux textes, mon esprit s’évade. Je m’imagine dans une salle, devant la professeur. Elle m’annonce que je vais tomber sur Montaigne, j’hurle mentalement de joie. Ce rêve pourrait-il devenir réalité ? Il y a si peu de chances ! Dans la journée, pendant mes réflexions, ou plutôt mes pronostics inutiles, je me suis mise à espérer que certains textes étaient plus appréciés que d’autres par les professeurs, et que la poésie serait délaissée parce qu’on parlait toujours mieux d’un roman que d’un poème. Mais rêver est-il une si bonne idée, alors que cela pourrait renforcer ma déception ?

Le cours de mathématiques a commencé, il est 14h05. Je n’arrive pas à m’imaginer que dans moins de 40 minutes, je quitterai la salle pour me rendre à cet épreuve tant attendue – attendue autant que redoutée. Le temps passe, je continue à réviser, à lire tous mes textes plutôt qu’à apprendre vraiment les plans – je n’ai plus le temps pour cela. Quelques coups d’œil à ma montre, et je panique de plus en plus. A 13h35, je ferme mes classeurs, je range mes fiches, je quitte la salle et je commence à descendre. L’examen a lieu au premier étage.  Je suis là dix minutes trop tôt, il ne me reste plus qu’à attendre devant la porte, la boule au ventre. En arrivant devant la salle, je vois un mot affiché sur la porte – comment ne pas le remarquer ces lettres écrites en rouge, à la main ? Il indique aux élèves de rentrer sans frapper pour montrer que nous sommes là. Etant là un quart d’heure avant, je préfère attendre. J’essaie de coller mon oreille sur la porte, en espérant que personne ne voie à quel point je suis ridicule, pour essayer d’entendre l’élève et de deviner sur quel objet d’étude il passe. Malheureusement, je n’entends rien. Je décide donc de passer aux toilettes, puis je reviens en marchant lentement pour éviter que mes talons, petits mais bruyants, se fassent entendre. Le silence accentue mon angoisse. On n’entend pas un bruit dans les couloirs, pas de bavardage dans les classes à côté. Lorsque j’arrive de nouveau devant la salle, la porte s’ouvre et un élève sort. J’en profite pour passer ma tête dans l’ouverture, la prof m’aperçoit et m’invite à rentrer. J’ai donc dix minutes d’avance, mais il semble que ça l’arrange, elle me fait rentrer et je m’approche vers elle. Le moment tant attendu est arrivé.  Je m’approche en espérant de tout mon cœur que la chance va  me sourire.

« Tu vas passer sur le Supplément au voyage de Bougainville ». Ai-je bien entendu ? Suis-je en train de rêver ? comment est-ce possible que je sois aussi chanceuse ? Je prends la feuille qu’elle me tend, aux anges, où est inscrit la problématique « 
Comment l'éloge de la vie naturelle permet-elle de condamner les valeurs véhiculées par l'Aumônier », et les critères d’évaluation. C’est on ne peut plus soulagée que je m’installe à un des bureaux de la salle pour travailler. Il faut que je me dépêche, je n’ai pas beaucoup de temps. Je réfléchis quelques instants au plan, j’en note un, mais ça ne va pas, j’en réécris un autre. Voilà qui est mieux. Finalement, j'ai repris presque le même que celui de ma fiche de révision, j’ai juste inversé la deuxième et troisième partie, cela donne donc : « I- Le dialogue (utilité et fonctionnement), II- La morale proposée par Diderot (en parlant du mythe du bon sauvage) III- La critique de Diderot ». J’essaie d’être organisée et de bien gérer mon temps. D’abord, j’écris le titre du I sur une première page, le II et III sur une deuxième page, pour ne pas m’y perdre. Ce serait assez regrettable à l’oral si je ne m'y retrovuais plus dans mes brouillons. J’opte pour la méthode qui me parait la plus efficace : j’écris d’abord, sans réfléchir, toutes les idées qui me viennent, dans chaque partie, pour ne pas me retrouver, à la fin de ma demi-heure, à n’avoir pas traité toutes mes parties. Puis, comme il me reste du temps, je m’autorise à vraiment réfléchir, pour noter toutes les idées que j’aurais pu oublier. Ceci fait, armée d’un surligneur, je mets en valeur sur mon texte quelques phrases, pas beaucoup, uniquement celles que je citerai à l’oral. Enfin, je termine par mon introduction, que je bâcle un peu parce qu'il ne me reste plus beaucoup de temps, et par la conclusion, je prends un peu plus de temps pour pouvoir trouver une bonne ouverture – je choisis de faire un parallèle avec le mythe du bon sauvage chez Montaigne, un sujet que je maitrise bien. Le timing est parfait, elle me demande si je suis prête au moment où je suis en train d’écrire le dernier mot, « Montaigne ». Tant pis, ce cher Montaigne n’aura pas eu le droit d’avoir son nom écrit en entier sur mon brouillon.
Une petite remarque : il n’est pas évident de se concentrer pendant qu’une autre élève passe et parle. Mais, même si je suis parfois tentée d'écouter ce qu'elle dit (elle est tombée sur Céline), j’arrive plutôt bien à être plongée dans mon travail sans être trop déstabilisée. Il y a un moment où la prof a fait quelques commentaires à l’élève, je ne m’attendais pas à ça puisque j'imaginais que ce serait vraiment les mêmes conditions qu'au bac. Je n’ai pas pu m’empêcher de lever mon crayon de la feuille, relever la tête et écouter.

Je me lève et m’installe sur un des deux bureaux devant celui de Mme N. Je suis un peu stressée, évidemment, car j’ai peur de perdre mes mots en parlant. Je ne suis pas forcément très à l’aise dans les oraux comme celui-ci, où même si j’ai mes notes il faut savoir improviser. En même temps, je suis tellement contente de passer sur ce texte que je me sens rassurée, bien plus confiante que ce que j’aurais imaginé. Et puis, j’aime les examens comme ça, c’est l’occasion de me tester (tendance masochiste ?). Mon objectif, fixé depuis quelques temps déjà, est de paraitre à l’aise. Même si je ne le suis pas vraiment, je veux parler d’une voix assurée, lui montrer que je maitrise mon sujet. En commençant à parler, j’arrive à prendre un ton assez assuré, même si je perds parfois mes mots, ma voix ne tremble pas. Je fais mon introduction, ma première partie. J’oublie de parler de quelques éléments, mais je ne m’en rends compte qu’un peu après, ce qui est dommage. Juste avant que je finisse ma première partie, elle m’interrompt, se lève et ouvre la porte qui communique avec la classe d’a côté en engueulant les élèves qui faisaient trop de bruit. Ce qui est amusant, c’est que je ne m’en étais même pas rendue compte, j’étais trop concentrée sur ce que je disais. A mesure que je parle, que j’approche de la fin, je jette des coups d’œil à ma montre, car j’avais lancée le chronomètre au début de ma prestation. Je me rends compte que je suis un peu avance, j’essaie de ralentir mon débit de parole. Finalement, je finis après 8 minutes 30. C’est un peu court, je pense, mais ce n’est pas si mal pour une première fois.


Je m’arrête de parler. Ca y est, c’est fait. Je n’en reviens pas. Un silence un peu étrange s’installe tandis qu’elle finit d’écrire ce qu’elle était en train d’écrire – des remarques sur ma prestation. Je suis intriguée, on dirait qu’elle est en train d’écrire un roman, et j’ai une folle envie de savoir ce qu’elle dit. Pourquoi les professeurs restent-ils toujours neutres en examen ? En plus, je suis du genre à toujours chercher le moindre indice qui me permettrait de détecter les pensées des professeurs, de savoir s’ils ont apprécié ce que j’ai dit. Il n’y a pas eu beaucoup d’indices pendant ces trente minutes de prestation. Cependant, il y a quand même eu quelques hochements de tête qui ont eu le mérite de me rassurer. Et oui, il suffit d’un rien pour être content en examen ! Par contre, ce qui m’intrigue, c’est qu’elle ne fait aucun commentaire, contrairement à l’élève qui est passée avant. Elle commence à laisser entendre qu’elle va me poser des questions sur mon texte, mais elle me ravise, me dit que finalement non on va passer à l’entretien. Je suppose que c’est bon signe, puisque je n’ai pas eu le droit, comme l’élève précédente, à la remarque « ton plan ne répond pas à la problématique, mais beaucoup d’élèves font ça, reprennent celui du cours ». Ce que j’aime chez cette prof, c’est qu’elle parle d’un ton très rassurant. Je ne cesse de me réjouir d’être passée avec elle.

Après ce court silence, il est temps de passer à l’entretien. Comme je m’y attendais, et j’en suis bien contente, elle m’interroge sur mon ouverture (elle me tutoie,  ce que je préfère, c'est bien plus rassurant), que j’avais orientée sur le mythe du bon sauvage dans Des Cannibales de Montaigne. Puis elle me pose plusieurs autres questions, très simples finalement : elle prend mon descriptif, me pose une question pour chaque texte que nous avons étudié, ainsi que le texte complémentaire que nous avons vu au début de l'année (un DS sur Des coches de Montaigne) . Après cela, elle me demande si nous avons d’autres textes complémentaires, la réponse étant négative elle décide de m’interroger sur un autre objet d’étude mais toujours dans l’argumentation, c’est pourquoi je me retrouve à parler de Candide, d’abord du chapitre intitulé « le nègre de Surinam » puis de façon plus large « qu’est-ce que Voltaire cherche à faire en écrivant Candide ? ». Je suis assez contente des mes réponses, j’ai réussi à bien les développer, à montrer que j’avais des connaissances. En parlant de Tristes de Tropiques, par exemple, j’ai mentionné le voyageur Villegagnon, qui a fait un voyage auquel Léry et Thevet ont participé. Finalement, à la fin de cet entretien, qui je crois a bien duré dix minutes, il n’y a qu’une question à laquelle je n’ai pas su répondre « qui critique Voltaire en se moquant de l’Optimisme dans Candide ? ». Aucune idée. Mais c’est bien la seule question à laquelle je n’ai rien répondu. C'est dommage, car j'avais croisé la réponse dans l'analyse de ce livre, mais je n'avais pas jugé utile de le savoir. Triste erreur ! Mais ce n'est pas si grave.

Elle me remercie, me rend mes textes. Je les prends, la remercie à mon tour, range mes affaires et quitte la salle. Je suis soulagée, tellement soulagée ! Si contente ! Même si je suis déçue d’avoir oublié de donner quelques informations qui auraient encore plus montré que je maitrisais le sujet, je ressors le sourire aux lèvres. Je pense, sincèrement, avoir une bonne note. Après, je ne sais absolument pas combien je mérite. Peut-être 14, ou 15. J’espère.

Le lendemain, je parle rapidement avec une fille de ma classe pour savoir comment cela s’est passé pour elle (elle est passée juste après moi), elle est tombée sur la poésie, ce qui ne l'a pas arrangée, elle a eu un peu de mal mais s’est à peu près débrouillée d'après ce qu'elle dit. A un moment, je ne sais plus dans quel contexte, elle me dit, par facebook toujours :
« mais toi t'a tellement géré!! elle avait l'air trop contente de toi!! tu connaissais toutes les réponses sauf une j'ai entendu! »
J’espère qu’elle a raison ! En tout cas, je garderai un très bon souvenir de cet oral. J'ai bien conscience qu'une grosse partie de ma réussite n'est due qu'à la chance, puisque je suis tombée sur le texte que je maitrisais le mieux. Comme quoi, parfois on peut avoir vraiment de la chance !

J’ai vraiment pris du plaisir à répondre aux questions d’entretien, j’étais tellement contente de savoir des choses ! Il y a à peine quelques semaines, je n’aurais jamais imaginé que je lirais des essais de Montaigne en entier, que je commencerais Tristes Tropiques, que je lirais Le Supplément au Voyage de Bougainville en intégralité. Pourtant, je l’ai fait, et continuerai à me préparer ainsi jusqu’au Bac. Pour une fois, je me sens fière, cela m’a redonné confiance en moi. A présent, je sais que j’ai les capacités de lire ce genre de textes, et mieux encore, que j’ai la motivation de le faire. Je sais aussi que ma mémoire s'améliorer, et que lire une partie de l'analyse de Candide en surlignant quelques éléments, sans chercher à apprendre consciemment, m'a considérablement aidé. Aujourd’hui, nous sommes mercredi soir. Mon oral blanc est bel et bien fini, je suis complètement détendue. J’ai hâte de recevoir ma note avec les appréciations mais, en attendant, c’est avec joie que je repense à cette journée stressante de lundi, car elle s’est finalement terminée de façon très agréable. J'ai même gardé mon brouillon en souvenir (de toute façon, j'aime tout garder). Je suis heureuse, tout simplement.

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