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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 00:15

Oyez Oyez !

Finalement, j'ai renoncé au transfert d'articles d'un blog à l'autre, je me suis contentée de faire un article de présentation et de renvoyer les lecteurs à ce blog si ça les intéresse. En attendant...

 

Je vous annonce officiellement que je déménage. Je change de plateforme, j'ai adopté blogspot. Pour continuer à lire mes articles, rendez-vous par ici :

 

http://ocean-emotions.blogspot.fr

A très bientôt !

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:37

Ca fait un moment que je prévois de changer de plateforme, parce que blogspot me semblait offrir plus de possibilités en matière de mise en page, et que si un jour mon blog est découvert par des gens de ma classe, je pourrai le rentre privé immédiatement.

Il n'est pas terminé, mais je vous donne le lien pour vous montrer où il en est :

(ne soyez donc pas surpris si en y passant vous voyez sans cesse des changements)

 

 

http://ocean-emotions.blogspot.fr/

 

 

Si avez des conseils concernant la mise en page, si vous n'aimez pas, n'hésitez pas à me le dire ! Pas la peine de lire les articles pour le moment, j'en ai pris des anciens au hasard. Il va falloir attendre encore quelques temps avant un déménagement définitif. Je compte remettre postés ici sur mon nouveau blog, ça va prendre un peu de temps, mais je ne veux pas les perdre.

 

Voilà voilà !

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 02:29

La rentrée. Parce qu’il fallait bien l’aborder, ce sujet. De mon côté, ce sera jeudi, de 13h30 à 16h. Pendant les vacances, j’ai traversé plusieurs phases: d’abord, le soulagement d’être enfin en vacances, d’oublier le bac, le lycée, tout. Puis l’ennui, l’envie de reprendre, la solitude. Et maintenant, à seulement quelque jour de l’événement tant attendu, je ne suis plus aussi motivée de retrouver le lycée.


D’abord, je suis censée avoir travaillé un peu. Evidemment, je ne l’ai pas fait. Il me reste encore quelques jours, me direz-vous. Seulement je me connais, je sais que je ne le ferai pas. Je devais réviser des fiches, imprimées dans une qualité plus que douteuse, données par ma prof d’ses et qui récapitulent un peu le programme de cette année. Pas fait. Une fois les fiches imprimées, je les ai rangées je ne sais plus où, et je ne les ai plus revues. Je suis aussi censée apprendre le premier chapitre de terminale dans le livre d’ses que nous n’aurons évidemment qu’à la rentrée. J’ai acheté un livre type « l’année de terminale », cet après-midi j’ai essayé de me motiver pour le commencer. Hum. J’ai vite arrêté. En fait, je trouve le cours très mal fait. Ils se contentent du minimum pour nous expliquer les notions, sans oublier les petits éléments énervants du type :
Si l’IDH est compris entre blabla… et truc… alors le niveau de développement est faible. SI l’IDH est compris entre truc… et bidule… alors le niveau de développement est moyen. Et donc le truc, je suis censée l’inclure dans quelle catégorie ? Ce sont des petits éléments comme ça, qui paraissent sans doute insignifiants, qui m’agacent quand je veux apprendre un cours.
Bref,  il n’y a plus qu’à espérer qu’on ne sera pas interrogés trop rapidement sur le cours, parce que tant que je serai en vacances je crois que je n’aurai pas la motivation de travailler sérieusement.
En plus, je préfère la sociologie à l’économie, c’est incontestable.

En attendant, je profite de mes derniers jours de vacances pour bien me reposer. Je ne touche même plus à mon violoncelle, que je compte reprendre dans quelques jours. La seule ombre au tableau, c’est l’orthodontiste mercredi. Ces créatures venues d’un autre monde vont encore me faire des reproches, comme d’habitude, parce qu’ils considèrent que si j’ai des problèmes aux gencives, c’est parce que je ne me brosse pas suffisamment bien les dents, ce qui n’est pas le cas. Alors, lorsqu’ils me torturent tout en me faisant des reproches, je les insulte mentalement. Ne mentez pas, vous l’avez déjà fait. Ca défoule.

Le 31 août c’était mon anniversaire, j’ai maintenant 17 ans. J’ai reçu une pince pour les cheveux, un dictionnaire électronique (anglais-anglais, français-français, anglais-français, français-anglais, espagnol-français, français-espagnol), qui est très pratique, de la part de mes parents, et un chèque-cadeau amazon de la part de mes grands-parents maternels. Demain (tout à l’heure ?), dimanche on va dire, je fêterai mon anniversaire avec la famille du côté de mon père, j’ai hâte !

Merci à mes followers de twitter qui m’ont souhaité un joyeux anniversaire, et je remercie chaleureusement les lecteurs qui continuent à lire mon blog et à me commenter de temps en temps, ça fait vraiment plaisir !

Bonne nuit à tous !

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 14:22

Il est temps d’écrire un article pour parler des livres que j’ai lus cet été. Je voulais l’écrire la semaine prochaine, pour inclure dans l’article les livres (ou le livre d’ailleurs) que je lirai d’ici la rentrée. Mais j’avais bien envie d’en parler, alors me voilà ! Une petite précision avant de commencer : pour ce qui est du travail hors lecture que j’avais prévu de faire… Nada. J’ai appris vingt mots en espagnol, alors on ne peut pas considérer que j’aie travaillé. J’aurais dû apprendre plus de mots, je sais que je vais m’en vouloir en plus. Par contre j’ai écouté des conférences de Michel Onfray sur la philosophie, elles sont passionnantes (ce n’est pas ironique, j’aime beaucoup). Bref, revenons sur mes lectures, des plus anciennes (début juillet) aux plus récentes.

 

- Esquisse d’une théorie des émotions de Sartre : je n’ai pas tout compris, et j’ai presque tout oublié. Mais cette lecture m’a été utile pour me plonger dans la philosophie et je pense comprendre un peu mieux les textes philosophiques à présent (même s’il reste du chemin à parcourir !).  Je ne sais donc pas en parler, mais je sais que j’ai bien aimé.

- Discours de la méthode de Descartes : mouais, un peu long (alors que le texte en lui-même est plutôt court). Mais il s’éternise, et abuse des subjonctifs imparfaits. En même temps, c’est une autre époque, mais ça me perturbe. Bref, c’est bien de l’avoir lu, mais je me suis ennuyée.

- D’un prétendu droit de mentir par humanité de Kant : très très court, je l’ai lu à la Fnac à Avignon, il ne fait même pas une dizaine de pages. Ce n’est pas très compliqué à comprendre et j’ai eu l’impression d’avoir un petit aperçu de la pensée de Kant, même si je ne peux pas en être sure puisque que je ne connais pas sa philosophie.

- La mort heureuse de Camus : J’ai trouvé cette lecture agréable et même dans ce premier roman, j’ai retrouvé le style de Camus que j’aime particulièrement : d’abord, on ne s’ennuie pas dans ses œuvres, car il ne s’embarque pas dans de longues descriptions qui peuvent paraitre interminables. Le style semble assez simple, ce qui le rend plaisant à lire, mais cela ne l’empêche pas d’user de belles métaphores. Ce que j’aime aussi, dans les textes de Camus, c’est leur portée philosophique. Dans cette œuvre-là, il s’interroge sur le bonheur. Dans les romans de Camus, en général il ne s’y passe pas une foule d’événements. C’est aussi le cas de La mort heureuse. Pourtant, on ne s’ennuie pas grâce au style très agréable et à cette portée philosophique. Et puis, il n’est pas très long. Par ailleurs, le fait que ce soit son premier roman le rend encore plus séduisant, et quand je repense à l’Etranger puis à la Peste que j’ai lus aussi, on se rend compte du chemin qu’il a parcouru et du développement de sa pensée.

- Carnets Mai 1935 - Février 1942 de Camus : j’avoue qu’au début j’ai été un peu surprise. Ca n’a rien à voir avec un journal intime, alors que je m’imaginais des longs textes rédigés où nous aurions pu savoir les pensées précises de Camus, ce que j’aurais voulu. En fait, ce ne sont que des courtes pensées, qui ne font souvent qu’un bref paragraphe, parfois ce ne sont même pas des phrases complètes. Mais on sent l’état d’esprit de Camus à telle ou telle période de son existence, et passé la surprise du départ, on s’y habitue et c’est intéressant de pouvoir lire ce type de texte.

- La peau de chagrin de Balzac : les 100-120 premières pages m’ont profondément ennuyée, et j’ai failli abandonner cette lecture. Mais je l’ai finalement lu en entier, et je ne regrette pas ! C’est le premier roman que je lisais de Balzac, et je trouve son style merveilleux. Certains passages étaient parfois un peu longs, mais pour le reste c’était très agréable à lire !

- L’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer : pour faire court, ce sont une quarantaine de stratagèmes pour gagner un débat. Conseils souvent de mauvaise foi, cela a surtout pour but de détecter ces stratagèmes lorsque d’autres l’utilisent. Ce livre est très court. Je l’ai trouvé bien, mais ça manquait parfois d’exemples concrets.

- Discours de Suède de Camus : je l’avoue, j’étais un peu endormie quand je l’ai lu. Simple à lire, exemples pertinents, c’est un beau texte.

- L’exil et le royaume de Camus : cette fois je suis un peu mitigée. C’est un recueil de six nouvelles. J’ai beaucoup aimé Les muets, L’hôte et surtout Jonas, j’ai apprécié mais sans plus La femme adultère et je n’ai pas aimé Le Renégat ou La pierre qui pousse.

- Acide sulfurique d’Amélie Nothomb : il se lit très rapidement, et j’ai beaucoup aimé. Amélie Nothomb a bien réussi son coup : quand je me dis que quand même, le style est un peu trop simple, ou que l’histoire manque de détails, je me rends compte que ça la rend encore plus touchante, et qu’elle a vraiment utilisé le style qu’il fallait. Quand je me dis que ça manque de profondeur, je me rends compte que finalement, c’est plus profond qu’il n’y parait. Très bonne lecture !

- Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran de Eric-Emmanuel Schmitt : j’avais envie de prendre un livre court pour le lire en une seule fois, j’ai choisi celui-ci puisque je n’avais jamais lu de livres de cet auteur. L’histoire est touchante, mais je n’accroche pas plus que ça au style qui est très simple, trop pour moi. Je comprends que des lecteurs aiment, mais ce n’est pas ma tasse  de thé.

- Elle s’appelait Anne Frank de Miep Gies : ce qu’il faut savoir, d’abord, c’est qu’en primaire et au début du collège, Anne Frank était mon idole. Le mot est peut-être un peu fort, mais j’ai lu son journal plusieurs fois, et la petite fille que j’étais enviait son style et son intelligence. Miep Gies était une des protectrices de la famille Frank et les a aidés à se cacher pendant deux ans. Dans ce livre elle raconte brièvement sa vie, puis elle en vient à sa rencontre avec les Frank, aux deux ans de clandestinité de cette famille juive, à leur déportation, au retour d’Otto Frank. Une lecture touchante qui complète bien le journal d’Anne Frank.

Voilà pour l’instant. Je ne suis pas très douée pour expliquer pourquoi j’ai aimé ou pas aimé un livre, j’espère que ça vous a quand même intéressés. J’ai fini le livre de Miep Gies aujourd’hui, donc je n’ai pas encore décidé quelle serait ma prochaine lecture. Il faudrait que je termine un jour Le deuxième sexe, j’ai presque fini la partie historique que j’ai trouvée beaucoup trop longue. J’espère que la dernière partie sera plus intéressante. Je pense aussi lire La nausée de Sartre. Pour ce qui est du livre de Proust, je ne m’y suis toujours pas remise, et j’essayerai de le recommencer avant la rentrée, sinon je risque de ne pas avoir le courage.

Et pour les prochaines semaines ? Je continuerai à lire de la philosophie et des romans du XIXème siècle. Je n’ai jamais lu de littérature russe, Crimes et châtiments me plairait bien. Mais je verrai. Je continuerai à vous tenir au courant de mes lectures.

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 01:19

Voilà une petite liste de conseils qui me viennent à l’esprit. J’éditerai ce message si d’autres idées me viennent. N’hésitez pas à me posez des questions si je n’ai pas été claires sur certains points, ou s’il manque des informations.
Je vous invite aussi à lire les articles que j’ai mis dans la rubrique « Bac » pour savoir comment se sont déroulées mes épreuves.

 

TPE :prenez-y vous dès le début, n’attendez pas pour faire des recherches, et maitriser bien votre dossier pour l’oral, essayez d’avoir des connaissances approfondies. Il ne s’agit pas de tout apprendre, ce serait très difficile, mais lisez beaucoup de textes, d’extraits de livres (ou des livres complets), vous retiendrez forcément un certain nombre d’informations. Et une dernière chose : je ne vais pas vous le cacher, le TPE, c’est assez chiant à faire, alors essayez de prendre un sujet qui vous plait vraiment.

En sciences : Les cours ne sont pas si compliqués, bien plus simples qu’en seconde, donc je vous conseillerais seulement de travailler régulièrement (ce que je n’ai pas fait, mais je ne suis pas un exemple), de ne pas prendre de retard. Ainsi lorsque vous réviserez  la semaine avant le bac, ce sera plus rapide et vous vous rendrez compte avec joie que vous vous rappelez de pas mal de choses. Pendant les DS, développez bien vos réponses, ne vous contentez pas que de quelques lignes.

Français, épreuve écrire :
Sur le travail tout au long de l’année :

 - Lisez beaucoup, notamment, des grands classiques. Ils vous serviront d’abord à avoir des idées d’exemples, mais aussi à trouver des arguments. Si vous lisez des œuvres variées, vous aurez beaucoup plus d’idées pour vos dissertations. Si vous ne savez pas quoi lire, choisissez des textes en lien avec votre objet d’étude.

Pour préparer l’épreuve écrite :
- Servez-vous des annales, elles sont très utiles, surtout pour les dissertations. Pour chaque objet d’étude, lisez et comprenez le corrigé des sujets traités, essayez de retenir des arguments et des exemples. Cela m’a été très utile. Vous comprendrez mieux ce qu’on attend de vous, et vous aurez moins de difficultés à faire une dissertation dans la mesure où beaucoup de sujets se ressemblent. N’hésitez pas, en plus de lire des œuvres intégrales, à simplement retenir des titres de livres, lire des résumés pour avoir l’histoire en tête. Gardez toujours à l’esprit l’intitulé de votre objet d’étude.

- Si vous connaissez votre cours, c’est encore mieux. Connaitre les différents mouvements littéraires, les auteurs, ça permet de mieux comprendre les textes. Et si, pour une raison quelconque, votre professeur n’a pas eu le temps de vous faire un cours à propos de votre objet d’étude, comme ça a été le cas pour moi, servez-vous de votre livre de cours, des « fiches bac » ou autre livres de ce genre. On pourra d’ailleurs vous posez des questions sur les mouvements littéraires lors de l’oral.

- Pour le commentaire, je n’ai pas de conseils à vous donner, malheureusement, parce que je n’avais pas des notes brillantes et que j’essayais d’éviter l’exercice autant que possible.

- Pour l’écriture d’invention, on se pose souvent des questions, je m’en posais aussi. J’en suis venue à la conclusion que cet exercice n’est pas noté plus sévère que les autres.  Je prends des exemples :
- Amie n°1 a eu 19 à l’écrit. Elle adore écrire, elle lit énormément.
- Amie n°2 a eu 18 à l’écrit. Elle adore aussi écrire, elle lit aussi énormément.
- Amie n°3 a eu 12 à l’écrit. Elle adorait lire, elle lit moins depuis un certain temps. Elle n’adore pas écrire, mais elle a quand même une belle plume.
- J’ai eu 12 à l’écrit. J’aime écrire depuis longtemps, mais je n’écris pas énormément. Je lisais énormément, j’ai beaucoup moins lu ces dernières années.
- Elève 1 et élève 2 ont eu 12 et 14 au bac blanc. Je ne sais pas si elles aiment écrire ou lire.
Tout ça pour dire que l’exercice n’est pas noté, je pense, plus sévèrement qu’un autre. Si vous savez que vous écrivez plutôt bien, il ne faut pas vous montrez terrifié parce que vous risqueriez d’être noté beaucoup plus sévèrement, ce n’est pas le cas. N’oubliez pas que l’écriture d’invention  est aussi un exercice d’argumentation, à mi-chemin entre la rédaction et la dissertation, parfois le commentaire mais c’est moins fréquent.
N’hésitez pas, là aussi, à lire des annales, à comprendre quel style utiliser, comment mener son argumentation.

- Pensez à bien gérer votre temps. La question de corpus ne vaut « que » quatre points, alors n’y passez pas trop de temps. Il y a des élèves qui finissent leur DS bien avant la fin, d’autres qui se retrouvent piégés par le temps. Faites bien attention.

 

Français, épreuve orale :
Je vous invite à lire l’article que j’ai écris qui retrace la journée de mon épreuve oral du bac blanc : http://la-filiere-es.over-blog.fr/article-chroniques-d-un-oral-de-fran-ais-104480839.html  
Avant de commencer, je vous dirais que pendant l’entretien de français, le but est bien de montrer que vous avez de la culture. Essayez donc de vous cultiver tout au long de l’année, et pendant l’entretien ne faites pas les timides et montrez que vous avez des connaissances.


- C’est toujours mieux de réviser les commentaires faits en cours tout au long de l’année, mais je ne vous le cacherai pas : très peu d’élèves ont ce courage. Ce n’est pas très grave : si au début de l’année l’épreuve nous panique, on se rend compte au fil des mois que la mémoire se développe et qu’on apprend plus facilement un long cours. Cela dit, plus tôt vous commencerez vos révisions, mieux ce sera.

- Vous aurez 30 minutes pour vous préparer. Ce n’est pas énorme, mais c’est suffisant si vous connaissez bien vos commentaires. Vous n’aurez pas le temps de refaire l’analyse. Surveiller donc bien l’heure et soyez efficace.

- N’oubliez surtout pas qu’en plus de la partie commentaire, qui dure dix minutes, il y a l’entretien à préparer. Beaucoup d’élèves disent « Il n’y a rien à réviser ». FAUX, ARCHI-FAUX ! Si vous ne révisez pas l’entretien, à moins d’avoir une culture générale impressionnante, vous vous planterez. Comment réviser l’entretien ? Déjà, maitrisez bien l’œuvre complète quand vous travaillez, par exemple, sur un roman ou une pièce de théâtre en entier. Certains de mes camarades ont dû raconter l’histoire de Candide, par exemple. Et, même si vous ne devez pas tout raconter, on vous posera quelques questions générales. Je vous conseille donc très fortement de vous servir des livres types Profil Bac qui analysent les œuvres. Vous n’imaginez pas à quel point ça m’a été utile, ils sont vraiment très bien faits. Si vous n’avez étudié que des extraits, n’hésitez pas à quand même lire l’œuvre intégrale et à le montrer pendant l’oral, au cours de l’introduction, de la conclusion ou de l’entretien par exemple.

A ne pas négliger non plus, la vie de l’auteur. Les professeurs disent très souvent « Parlez-moi de… ». Dans les profils bac, d’ailleurs, vous avez des éléments biographiques sur les auteurs. Essayez aussi de maitriser le contexte historique lié à la vie de l’auteur. Il faut savoir parler (un peu) des autres œuvres de l’auteur.

Et, bien sûr, les textes complémentaires doivent être maitrisés : on vous interrogera dans presque tous les cas dessus, en vous posant une question précise ou en vous demandant simplement d’en parler ou de faire un lien avec le texte dont vous venez de faire le commentaire.

- Pour un entretien sur le théâtre, vous devrez sûrement (entre autre) parler de quelques pièces que vous avez vues. Préparez-vous à des questions comme : « Quelles pièces avez-vous vues ? Est-ce que vous avez aimé la mise en scène ? Pourquoi ? » Gardez votre objet d’étude en tête. Je n’ai pas essayé, mais je pense que ce serait une idée intéressante de dévier un peu sur l’utilité de la mise en scène par rapport au texte.
- Pour un entretien sur la poésie, on vous demandera aussi de parler de quelques poèmes que vous avez lus.

Voilà conseils que je peux vous donner. Je suis persuadée d’en avoir oubliés, et je vous en donnerai d’autres au fur et à mesure s’ils me viennent à l’esprit. J’espère que ceux-là vous auront aidé, mais n’hésitez pas à poser des questions pour plus de précisions ! La prochaine fois, je ferai un article sur la première ES en général. Je me baserai sur mon expérience personnelle, mais savoir comment je l’ai vécue vous éclairera sur les changements qu’il y a entre seconde et première. J’essaierai d’être précise et de donnez quelques conseils. Bonne soirée à tous et encore merci à tous ceux qui me lisent !

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 01:34

Un petit article avant d'aller dormir pour vous annoncer que je suis de retour. Je prévois d'écrire un article pour parler de mes deux séjours : Avignon et la Grande Motte. Je publierai ensuite un article sur la première, comme je me promets de le faire depuis trop longtemps. Ce sera pour moi l'occasion de répondre à la question qui m'a été posée sur l'emploi du temps en première et ça me permettra d'éclairer un peu les quelques lecteurs de ce blog qui rentrent cette année en première ES.
J'en profiterai aussi pour vous parler de mes lectures.


En tout cas, je suis ravie d'être de retour chez moi, ma chambre et le canapé m'ont particulièrement manqués (et la WIFI aussi), ainsi que, bien évidemment, mes amis.

 

J'ai hâte de pouvoir bientôt écrire un nouvel article ! (Mais ça attendra quelques heures, à 1h40 du matin mon cerveau ne fonctionne qu'à moitié). Le seul inconvénient d'être de nouveau chez moi, c'est que je vais devoir me remettre à conduire. Demain.

 

Je vous laisse, mais je me remets à écrire ce week-end. En attendant, il ne me reste plus qu'une chose à dire : bonne nuit !

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:04

Je vais partir deux semaines, je n'emmène pas mon ordinateur (de toute façon il n'y a pas de Wifi) donc je ne pourrai pas poster d'article (je me rattraperai à mon retour). Je voulais en écrire un dernier avant de partir, j'en ai commencé plusieurs, mais aucun ne me plaisait alors j'ai préféré ne rien publier. Avant de partir je vous dis quand même où j'en suis dans mes lectures (pour ce qui est du travail, je n'ai rien fait, pas le courage). Je n'ai pas du tout respecté mon programme, mais c'était prévisible. Voilà un petit bilan (à partir du début des vacances) :

J'ai terminé :
- Esquisse d'une théorie des émotions de Sartre
- Discours de la méthode de Descartes
- La mort heureuse de Camus
- Carnets Mai 1935 - Février 1942 de Camus (je l'aurai terminé aujourd'hui. Vous l'aurez compris, je suis dingue de Camus).

J'ai aussi pris la mauvaise habitude de lire plusieurs livres en même temps, j'ai donc commencé :
- Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir (une centaine de pages lues)
- La peau de chagrin de Balzac (environ 130 pages lues)
- Le mythe de Sisyphe (à peine entamé)
- Du côté de chez Swann de Proust (j'ai lu 200 pages mais je crois que je vais le recommencer parce que dans ma phase "manque de concentration en lecture" j'ai décroché pendant pas mal de pages et je suis un peu perdue dans les personnes qu'il évoque).

 

Ce que j'aimerais lire en plus de ces livres si j'ai le temps pendant les vacances :
- Le premier homme de Camus ou la suite de ses Carnets
- La nausée de Sartre

 

Il parait évident que je n'aurai pas le temps de tout lire avant la rentrée, mais ce n'est pas très grave. En même temps, comme je n'aurai pas internet et que je ne compte pas passer mes journées entières dans la mer, sur la plage à cramer au soleil ou à la piscine, je lirai beaucoup plus qu'ici.

Pour mon anniversaire (le 31 août), je commande toujours un ou deux livres. Cette année, j'ai plutôt eu l'idée de demander un CD audio (et même deux). Caligula et L'Etranger lus par Camus, parce que c'est tout simplement magique d'entendre sa voix, de l'écouter lire lui-même son roman et sa pièce. J'ai pu en écouter un extrait et je trouve ça génial de me dire que c'est la voix de Camus, cet auteur que j'adore.

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Pendant les vacances je pourrai quand même me connecter de mon portable, et si vous voulez parler ou que vous avez des questions, vous pouvez le faire par le biais de Twitter et je vous répondrai avec plaisir (je pourrai également voir les commentaires sur mon blog sans y répondre, parce que sur Overblog mon portable refuse de mettre les accents quand j'écris).

https://twitter.com/Eva_Cello

(Pour les curieux, "Cello" n'est pas mon vrai nom de famille). Profitez bien de vos vacances, et à bientôt peut-être sur Twitter ! Sinon, je vous retrouve dans deux semaines, et je posterai un nouvel article.

Bonnes vacances à vous mes chers lecteurs, vous le méritez bien !

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 15:56

Le temps semblait s’être arrêté. Cette sensation était étrange, alors que l’année scolaire s’était écoulée si rapidement, malgré les heures de cours durant lesquelles les minutes semblaient s’éterniser, malgré ces moments où je priais pour que le temps s’accélérât et qu’enfin, je pusse profiter de ces quelques jours loin de la réalité, hors du temps, hors de tout. Je pouvais alors prendre le temps d’admirer le  soleil ouvrir les yeux et se rendormir, savourer chaque minute du temps qui passait. Le temps, le temps, quoi de plus beau que ces deux semaines de vacances où je pouvais enfin me ressourcer ? Prendre le temps. Je voulais profiter de chacune de ces minutes  répit, mais les jours, pourtant, continuaient de se succéder, et la course du temps ne s’arrêtait jamais.

Je les attendis, ces vacances. Dans les moments de fatigue et de désespoir, je m’accrochais à cette minuscule étincelle d’espoir, si petite mais qui grandissait à mesure que le temps passait. Pourtant cette idée m’effrayait autant qu’elle me réjouissait, car je n’ignorais pas qu’espérer le bonheur, c’était dans le même temps espérer l’angoisse que ferait naitre en moi les épreuves de français et de sciences. J’essayais avec force de penser aux vacances, afin que l’envie fût plus forte que la peur. Mon vœu finit par s’exaucer. Mais je ne trouvais pas la joie que j’avais cherchée, ce bonheur qui aurait du prendre possession de mon esprit. Alors que j’avais espéré un soulagement indescriptible, ce fut tout l’inverse qui se produit : si la joie m’animait, elle n’était rien comparée à l’angoisse qui ne m’avait pas quittée. L’heure des résultats approchait, mais le temps passait encore si lentement ! Le jour enfin arriva, celui où je serais délivrée de l’attente, délivrée des notes et du bac. Une page se tournait, et je fus contente de pouvoir enfin lui dire adieu. Les notes me hantèrent quelques jours encore, ce 12 faisait de l’ombre au reste, de l’ombre au bonheur. Avignon réussit à me libérer de l’emprise du bac, mais il ne parvint pas à vider mon esprit, car au lieu de m’apaiser, il refit surgir en moi mes rêves d’enfant. Le temps passait, les semaines se succédaient, et au lieu de m’imprégner de la joie d’être en vacances, je me surpris à être lasse de ces instants de répit. Je me sentais seule, prise au piège de mon esprit et de mes rêves, affectée par la solitude, et j’espérais que le temps s’accélérerait pour qu’enfin la rentrée me libérât du vide que je ressentais. Tandis que j’espérais, cette conclusion terrifiante m’apparut : j’étais incapable de me réjouir complètement. Torturée par le stress ou la nostalgie, mon esprit n’était jamais en paix très longtemps, et plutôt que de combattre ces émotions, je savais qu’il serait moins frustrant de m’en accommoder et de vivre avec.

Toutes ces pensées, ces sensations, ces réflexions, ce sont elles qui donnèrent lieu à mes articles un peu nostalgiques. J’en profitais pour exagérer mes émotions, afin de pouvoir m’analyser et de les réutiliser dans les fictions que j’écrirais. Un beau jour, pourtant, je constatai que mon esprit s’était calmé. Quelle était cette sensation nouvelle que j’avais finie par oublier ? Cela n’était rien d’autre que le bonheur simple, le bonheur pur, sans angoisse ni tracas. Pour la première fois, je fus heureuse de ces instants durant lesquels je pouvais  ne rien faire si je le souhaitais. Profiter du calme avant la tempête, profiter des vacances avant la terminale. Enfin j’avais trouvé un équilibre. Je me rendis compte que je m’étais installée dans une routine qui me plaisait plus qu’elle ne m’embêtait. Lecture, séries, musique, repas, lecture, séries, parfois Fnac. Et, même si mes amies me manquaient, je parvenais à savourer ces instants où enfin, le temps semblait s’être arrêté. Il me fallut du temps pour atteindre cette joie, mais à présent, le bac n’était plus qu’un souvenir lointain qui ressurgissait parfois mais qui me laissait enfin en paix.

Aujourd’hui, la moitié des vacances s’est écoulée, mais cela ne m’attriste pas, car lorsque la rentrée approchera à grands pas, je serai heureuse d’avoir passé des vacances paisibles et je serai enfin prête à affronter la terminale avec joie et détermination.

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 23:56

Je repense parfois à mon enfance. Aujourd’hui, ce sont les moments de lecture qui me reviennent en mémoire, qui me semblent à la foi si lointains et si proches. Le genre que j’aimais le plus était la fantasy, et sur ce point je n’ai aucune hésitation. Ce genre dépassait, et de loin, tous les autres. Mon enthousiasme était tel que je lisais en cachette, parfois jusqu’à minuit, alors que mes parents me croyaient endormie. La trilogie qui m’a le plus marquée est sans nul doute Le livre des étoiles d’Erik l’Homme. Je l’ai lu plusieurs fois, et lorsque je devais finalement refermer le dernier tome et quitter les personnages que j’aimais, lorsque je devais accepter que leurs aventures fussent terminées et que j’allais devoir continuer mon existence sans leur compagnie, le vide m’envahissait, et je versais quelques larmes. Je passais énormément de temps à lire, c’était mon activité préférée. Lire, tourner les pages, m’imprégner des histoires, laisser mon esprit voyager dans ces mondes que m’offraient les romans  accompagnant mon quotidien.  

Ces mondes me soignaient. Je n’étais pas malade, mais simplement très sensible : j’étais très souvent victime de coup de blues. La tristesse me visitait le soir, et bien qu’elle disparût au matin, je redoutais ces moments où je serais confrontée à ces coups de blues passagers. Les livres m’aidaient, la fantasy m’aidait. Lorsque venait le moment où la tristesse me frapperait, je pensais au monde que j’allais bientôt pouvoir visiter. Alors un sourire se dessinait de nouveau sur mon visage. J’ouvrais le livre, les yeux animés par l’impatience et la joie, et je pouvais enfin laisser mon esprit s’évader, oublier ma tristesse pour me concentrer sur celle des personnages que j’aimais tant.

Que s’est-il passé, depuis toutes ces années bercées par la lecture ? J’aurais du progressivement me mettre à lire des livres plus « sérieux », délaisser sans pour autant abandonner la fantasy. J’aurais du être attirée, petit à petit, par des romans plus classiques. J’aurais du naturellement glisser vers cette adolescence qui me mènerait à l’âge adulte, et quitter sans m’en rendre compte et avec joie les mondes qui avaient accompagné mon enfance. A mesure que je grandissais, mon esprit enfantin aurait s’effacer, ce qui m’aurait poussée à vouloir lire des livres plus sérieux.

Malheureusement, la réalité fut différente que ce que j’imaginais. Ce fut ma raison, et non mon cœur qui me poussa à lire des classiques. La volonté d’avoir de la culture était grande, celle de lire ces livres beaucoup moins. Alors, ne m’autorisant à lire de la fantasy qu’après avoir terminé un ou plusieurs classiques, je finis par perdre ma belle motivation et par délaisser cette activité dont je ne pouvais pourtant me passer quelques années plus tôt. Cette situation mis du temps à s’installer, c’est pourquoi je n’en pris par garde.

Cela fait plusieurs années que je ne lis plus autant. Que je ne lis presque plus, pour être honnête.
J’essayai plusieurs fois de me replonger dans des romans régulièrement. Je voulais me convaincre que prendre de nouveau l’habitude de lire referait germer en moi le goût de la lecture. Je réussis à lire quelques classiques, mais la passion de la lecture avait disparu. Ma raison appelait le livre, mon cœur l’ordinateur.  Presque désespérée d’avoir perdu cette passion qui me rendait si heureuse, je réessayai de me mettre à la fantasy, mais le résultat ne fut pas différent : je lus quelques romans avant de renoncer, encore.

Cela fait pas mal de temps que j’alterne des périodes de lecture et des périodes creuses. Un mois, je parviens à me remotiver, et je termine plusieurs livres. Le mois suivant, je n’en lis aucun. Voilà comment on peut résumer mon activité littéraire, puisque pour l’écriture c’est un peu le même schéma, depuis plusieurs années.
Depuis le bac de français, je lis un peu plus. J’ai réussi à me remotiver, mais c’est plus l’idée qui me séduit que les livres eux-mêmes : j’aime, j’adore l’idée d’apprendre en lisant, de me dire que je me cultive de façon plutôt plaisante. Je rechigne moins à ouvrir un livre. Pendant les vacances, j’essaie de lire au moins cinquante pages par jour. Ce n’est pas énorme, finalement, mais ça me permet de garer un certain rythme. J’alterne philosophie et classiques de la littérature, et je me lancerai peut-être dans un livre de fantasy de temps à autre si l’envie m’en prend.

Pourtant, la passion de la lecture n’est jamais revenue. Jamais l’envie de lire ne m’atteint subitement, j’avais je n’ouvre un livre parce que je ressens le besoin presque vital de le faire. Je l’ouvre parce qu’il le faut. Je ne passe pas un mauvais moment, lire ne m’a jamais été désagréable, c’est une activité plutôt plaisante, mais cela n’empêche que je suis obligée de me forcer pour aller lire, et me forcer pour ne pas arrêter. J’ai envie de faire autre chose, je suis attirée par l’ordinateur qui me fait les yeux doux, et je dois lutter contre cette envie.
En plus de cela, je suis confrontée à un autre problème, et de taille : je n’arrive plus à me concentrer pendant ma lecture. L’autre jour, j’ai lu une vingtaine de page en 45 minutes. Je suis sans arrêts en train de relire la même phrase. Je pense souvent à autre chose, je pense à ce que je ferai après, je pense à mes notes, je pense à la rentrée, je pense aux gens, je pense à tout et je pense au fait que je n’arrive pas à me concentrer. Je suis embarquée dans ce cercle vicieux où, quand j’ouvre un lire, je suis terrifiée à l’idée de ne pas réussir à me concentrer, et obsédée par cette peur, je n’arrive effectivement pas à me concentrer. Je pensais que ce problème finirait par disparaitre, mais ça fait des jours qu’il m’empêche de profiter des livres.

J’aimerais aimer lire comme avant, j’aimerais qu’un livre me transporte, j’aimerais de nouveau ressentir cette envie furieuse de lire, lire et ne plus m’arrêter. Lire pendant une, deux, trois heures était pour moi la meilleure des thérapies contre les coups de blues. J’aimerais retrouver cette sensation que j’éprouvais à l’époque où mes parents me croyant en train de dormir, je rallumais ma lampe de chevet pour poursuivre ma lecture en cachette. Et que, voyant le temps s’écouler, sachant que je serais fatiguée le lendemain si j’éteignais trop tard, je ne pouvais pourtant pas me résigner à fermer ce livre merveilleux.  Où est passée cette sensation ? Où est passé ce goût de la lecture ? J’aimerais que ma passion revienne avec tout type de livre, j’aimerais être attirée par les classiques autant que je l’étais par la fantasy. Je voudrais que la lecture soit de nouveau l’activité qui soignera les blessures de mon cœur, les coups de blues, la tristesse. Pourtant la passion m’a fui, et je ne sais si elle reviendra un jour avec autant de force.

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 21:37

Ca m’amuse de voir à quel point on peut se soucier du regard d’ « amis » qu’on n’a pas vus depuis des années, ou qu’on ne connait pas du tout. Attendez, quand je parle d’amis, je me base sur la définition que pourrait donner facebook. Ce réseau social sera l’objet de mon article, et je m’aiderai pour cela de X, que j’appellerai aussi « l’amie », puisqu’elle l’est effectivement et que je tiens beaucoup à elle, qui pourra me servir d’exemple. Y apparaitra peut-être aussi.

Prenons donc X, l’amie qui me supplie toujours d’aller cliquer sur « j’aime » quand elle poste un nouveau commentaire ou une nouvelle photo, et qui le fait parfois elle-même de mon compte, alors que m’étant éclipsée aux toilettes, j’ai malencontreusement oublié de me déconnecter pour éviter quelques petits désagréments. Quelqu’un se souciera-t-il un jour du nombre de « j’aime » qui apparaitra sous ses commentaires ? S’en souviendra-t-elle elle-même ? La réponse me parait évidente. Alors, dans un premier temps, quand elle me demande un simple clic, je refuse poliment : je me dis que puisque c’est inutile, autant ne pas le faire, histoire de garder un peu de dignité. Mais devant les petits yeux suppliants de X, je ne peux m’opposer plus longtemps à cette demande, et je clique sur le « j’aime » Ô combien attendu par l’amie.

Cette constatation m’amène à observer un autre élément de Facebook – Facebook, ce réseau social vénéré –. Une petite rectification s’impose : ce sont une partie des gens qui fréquentent facebook, et non facebook en lui-même, que j’observe.
N’oublions donc pas l’amie X qui nous accompagnera tout au long de cette observation, et qui malgré sa gentillesse et son amitié touchante, se voit choisie pour illustrer mes propos.

Prenons par exemple un des nombreux avantages que nous offre facebook : celui d’être renseignée jour par jour de l’anniversaire de ses amis. Plus besoin de retenir la date de naissance de plusieurs centaines de personnes qui ne comptent pas pour nous : facebook le fait pour nous. Plus besoin de se prendre la tête à tout écrire dans un calendrier, plusbesoin non plus d’avoir la flemme d’envoyer un sms à une personne à qui tu parles jamais : quelques clics, un simple « bon anniv ! » et le problème est réglé, on oublie, on passe à autre chose. Et on peut recommencer avec quelqu’un d’autre le lendemain.
Chaque 31 août, par exemple, je m’amuse à décortiquer les messages de mon mur, à observer tous ceux qui ont été postés pendant la journée, à me désespérer de la naïveté de certaine personne – sans rancune mes amis. Et, toi, la petite kikoo qui poste ce charmant « Bon anniv ! », t’es qui déjà ? Une camarade de classe de primaire ? Ou peut-être quelqu’un que j’avais rencontré en colo ? Je ne sais même plus, ça fait des années que je ne t’ai pas parlé, et je me demande même qu’est-ce que tu fais encore dans ma liste d’amis.
Certains messages sont sincères et touchants, et je remarque immédiatement ceux qui sont personnalisés. Concernant les autres, je pourrais tout aussi bien les foutre à la corbeille.

Pourtant, tout le monde ne réagit pas comme moi. Reprenons X, que j’apprécie beaucoup mais qui m’amuse parfois (sans méchanceté ni hypocrisie, elle sait d’ailleurs ce que j’en pense mais on s’en amuse), qui chaque année me supplie de ne pas oublier de lui mettre un petit message sur son mur facebook pour lui souhaiter son anniversaire - alors même que je lui aurais souhaité quelques heures plus tôt en l’appelant.
Et puis il y a cette autre amie, Y, qui à chaque fois que facebook lui rappelle un anniversaire, publie un message complètement impersonnel sur son mur. Avec un petit cœur, parfois, mais de nos jours les cœurs sont très souvent utilisés.
On me verra très rarement poster un « joyeux anniversaire » en public sur un réseau social, parce que je ne veux pas me ranger parmi ces dizaines d’autres qui s’en foutent complètement. Exception faite si vous me regardez avec des yeux suppliants, à la manière de E, ou que vous vous mettez à genoux devant moi en me baisant les pieds.
Il y a une expérience qui serait tout de même intéressante : changez chaque jour la date de votre anniversaire, et voyez pendant combien de temps les autres se feront avoir. Je ne l’ai jamais fait, mais avouons que ce serait assez amusant.

J’ai encore envie de parler de Facebook, parce que les gens s’y comportent de façon tellement particulière qu’il faudrait des heures pour en parler. Concentrons-nous sur ces moments où, quand vous êtes entre amies, que, ma foi, vous passez un moment sympathique, et que tout à coup, l’amie a une illumination : et si j’allais sur facebook ? C’est le début de l’ennui, l’Ennui avec un grand E, le genre d’ennui qui vous assomme pour le reste de l’après-midi. Car, on s’en rend vite compte, l’amie ne se contente pas de lire rapidement ses messages et ses notifications. Elle commence ensuite à observer le « fil d’actualité » en lisant tout avec beaucoup d’attention. Et, de fil en aiguilles, de liens en liens, la voilà qui regarde des photos de garçons et de filles qu’elle ne connait pas, pendant un temps assez long où je n’ai rien d’autre à faire que d’attendre et de penser – parce que ce serait mal poli si je décidais de m’éclipser et de me réfugier dans un bon bouquin, on en conviendra. Et, me croyant intéressée, elle me parle de l’ami de l’ami de l’ami dont je n’ai strictement rien à faire.

J’aime bien parler de facebook, d’observer le comportement de certaines personnes qui est un peu étrange, quand on y réfléchit. Je continuerai de parler de mes observations dans un prochain article, sinon il sera trop long. Mais avant de vous quitter, je vous fais part de cette question qui me torture l’esprit : c’est quoi cette mode de faire volontairement des fautes d’orthographe ? C’est affligeant. Y a pris la bonne habitude, entre autre, d’écrire « sa » au lieu de « ça », parce que c’est marrant, stylé, drôle. Et puis il y a ceux qui, en plus de mal orthographier volontairement les mots les plus simples, ne savent pas écrire. « Oue slt comen sa va ? jaimerai bien ke tu soi la » (ça ressemble un peu à ça). Voilà pourquoi mes petits yeux souffrent, et que lorsque je vois les statuts pseudo-philosophiques de certaines personnes qui croient avoir tout compris à l’amour, j’ai envie de leur répondre qu’avant d’écrire un roman d’âneries, ils feraient mieux d’apprendre à écrire en français. Alors, ayez pitié, utilisateurs de facebook, soignez votre orthographe. Parce que non, faire des fautes d’orthographe volontairement ne vous fera pas passer pour quelqu’un d’intelligent ou de « stylé ». Et pour les pauvres personnes qui ont oublié leurs cours de CP-CEI, au lieu de trainer sur facebook, ouvrez un Bescherelle, vous me ferez plaisir.

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